Burkina Faso – Le régime de Blaise Compaoré en mauvaise posture – Les évènements (revue presse)

Chronologie de la crise au Burkina Faso – (Par : Vue de Ouaga) 17 avril
la mutinerie se propage au sud – Pô (BBC News) 17 avril
  
(Audio Maire Pô) Accalmie à Ouagadougou alors que la révolte des militaires gagne Pô (pressafrik.com)
Révolte des militaires au Burkina Faso (Afrik – vidéo)

Les armes crépitent à Ouagadougou (vidéo) du 14 au 15 avril
MANIFESTATIONS DES MUTINS : La violente réponse des commerçants (Koaci) 17 avril
Blaise Compaoré en fâcheuse posture (Afrik) 17 AVRIL
Couvre-feu à Ouagadougou
Le Burkina Faso n’a plus de gouvernement
Le capitaine Compaoré tient ferme la barre
« Blaise dégage ! »
Vidéo – voir Révolte des militaires au Burkina Faso (Afrik)
 couvre-feu instauré à Ouagadougou (TSR) 16 avril
Le 8 avril dernier à Ouagadougou, des manifestants réclamaient le départ du président Blaise Compaoré. [AFP]
 Commerçants en colèreCompaoré sous pression
Burkina Faso, pays des hommes en colère (Afrik) 15 AVRIL
Une nouvelle mutinerie de militaires inquiète le régime Compaoré
 Protestations en série
La réponse de Blaise Compaoré
Révolte des militaires au Burkina Faso (Afrik)
Depuis le 14 avril une mutinerie est en cours au Burkina Faso.Une rebellion débutée au sein de la garde de sécurité présidentielle et qui s’étend aujourd’hui aux autres casernes de la capitale.Les soldats réclament depuis plus d’un mois l’amélioration de leur condition de vie et de travail. Pour se faire entendre,ils mènent des opérations de pillages à travers la ville. Reportage Vidéo.
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Chronologie de la crise au Burkina Faso – (Par : Vue de Ouaga) 17 AVRIL

Dans la nuit du jeudi 14 au vendredi 15 avril une mutinerie éclate au sien du régiment de sécurité présidentielle obligeant le president Blaise Compaoré a quitte le palais presidentiel de Kosyam a bord d’une ambulance, pour se refugier dans l’ancien palais de Koulouba au cente ville de Ouagadougou, pour enfin rejoindre Ziniaré, son village natal.
La cause de cette mutinerie, une prime salariale non versée. En effet le 1 Avril, le president avait promis une indemnité de logement de 10.000 cfa mensuel, avec un rappel de 2 années au militaires lors de la première mutinerie fin mars dernier.
Partie du regiment de sécurité présidentielle la mutinerie, s’étend aux autres camps militaires de la ville, notamment les camps Guillaume Ouedraogo, Sangoulé Lamizana et celui du Conseil de Sécurité ou habitent plusieurs hauts responsable de l’armée burkinabe. Gilbert Diendere, chef particulier de Blaise Compaoré a vu sa maison saccagé par les mutins. Touts la nuit les militaires ont tirer en l’air et ont pillé des magasins et des station-services dans la capitale.
Vendredi matin, 15 Avril, la situation est calme a ouagadougou, on annonce le retour du president qui doit selon son calendrier rencontre le representant de l’ONU en poste en Cote d’Ivoire. Mais l’accalmie de cette matinée du vendredi n’est que de courte durée. Vers 8h30 de nouveau coups de feux retentissent pendant environs trois heures. Les rues de Ouagadougou se vident, les commerçant ferment boutique. Puis la situation se calme dans l’après midi. On apprend que les mutins, jeune recrue du regiment de sécurité présidentielle, on commencer a percevoir leur indemnité.
Dans cette apres midi du vendredi 15, un communiqué du gouvernement annonce les raison de la mutinerie tente maladroitement de rassurer les populations :
<<Une manifestation de militaires a débuté dans la nuit d’hier 14 avril 2011,
suite à une réclamation portant sur leur indemnité de logement et leur prime journalière d’alimentation.Le Gouvernement rassure les populations que les dispositions sont prises en ce moment même pour régler cette situation et exprime ses regrets ainsi que sa compassion à l’endroit de toutes les personnes qui ont subi des préjudices à cette occasion.Ouagadougou, le 15 avril 2011
Le Service d’information du Gouvernement>>

 Ce communiqué est le dernier acte du gouvernement, car quelques instant plus tard on apprend la dissolution de ce gouvernement. Blaise Compaoré veut montrer au peuple burkinabe sa determination a résoudre cette crise. Du coté militaire on apprend le limogeage de deux hauts responsable. Le colonel-major Honoré Nabéré Traoré remplace le général Dominique Djindjéré au au poste chef d’état-major des armées; le colonel Boureima Kéré remplace, le colonel Omer Batiolo au poste de chef de corps du regiment de securité presidentielle, devenant ainsi adjoint du général Gilbert Diendiéré chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré.
Cette nuit du vendredi sera ponctuée par de tirs sporadiques dans certains camps de la capitale.
Samedi 16 Avril, un calme de courte durée règne sur la capitale. Les commerçants dont les magasin et boutiques ont ete pillé par les militaires, sont sortis grands perdant dans cette crise. Ils sortent, manifestent, brule le siège du CDP le parti au pouvoir, saccage l’assemblée nationale, et plusieurs autres symboles du pouvoir. Les libanais jugés proches du pouvoir ont vu  magasins saccagés par les commerçants en colère.Un communiqué des autorités annonce l’instauration d’un couvre-feu de 19h le soir a 6h le matin. La nuit est plutôt calme  Ouagadougou. Mais a Po, ville situé a quelques centaines de kilomètres de Ouagadougou, et qui abrite une académie militaire, des tirs sont entendus ce samedi vers 21 heures. Des témoins font état de pillage de magasins de la part des mutins.Ce samedi on apprend de nouveau limogeage au sein de l’armée. Blaise Compaoré limoge les chefs d’état-major de l’armée de terre, de l’armée de l’air et de la Gendarmerie et les remplace par leurs adjoints.Le siège de l’UNIR/PS principal parti de l’opposition burkinabè a été incendié par des individus non identifiés cette nuit du samedi.DimancheSituation plutôt calme ce matin,

http://vue-de-ouaga.blogspot.com/2011/04/burkina-faso-chronologie-de-la-crise.html?spref=fb

la mutinerie se propage au sud

17 avril, 2011 – BBC Africa

Des soldats burkinabé en parade

Des soldats burkinabé en parade

La mutinerie de soldats qui a débuté jeudi à Ouagadougou, a gagné dans la nuit de samedi à dimanche, la ville de Pô. Dans cette ville située au sud près de la frontière avec le Ghana, des militaires ont tiré en l’air et commis des pillages.  Dans le sillage, deux personnes auaraient été blessées.

La ville de Pô qui abrite les camps de formation des officiers et des paracommandos est une ville militairement stratégique pour le régime de Blaise Compaoré.Depuis le mois de février, le président Blaise Compaoré fait face à une série de contestations dont celles de smilitaires, mais aussi de jeunes, de magistrats et de commerçants.

Selon l’universitaire Burkinabé Luc Marius Ibriga, la poursuite de ces protestations est le signe d’un profond malaise social et de la lassitude vis-à-vis des solutions proposées jusque-là par le pouvoir en place.

Selon l’universitaire Burkinabé Luc Marius Ibriga, la sérien de mutineries au Burkina Faso est le signe d’un profond malaise social.
« Signe d’un profond malaise social »
 (Audio 01:12)

Les armes crépitent à Ouagadougou

Les armes ont encore crépité dans la nuit du 14 au 15 avril 2011 à Ouagadougou. Cette fois c’est la garde présidentielle, un corps d’élite chargée de la protection du président Blaise Compaoré qui a pris les armes pour manifester violemment. Ils ont encore pillé des commerces et des stations services à travers la ville de Ouagadougou.
La situation devient de plus en plus intenable pour les populations civiles.

BURKINA: MANIFESTATIONS DES MUTINS : La violente réponse des commerçants 

Par Hasnata | 17/04/2011 KOACI
:: Article de la rédaction au Burkina Faso::La journée de samedi a été encore chaude à Ouagadougou. Les commerçants excédés d’être la cible des militaires lors des casses consécutifs à leur mutinerie l’ont signifié de fort violente manière obligeant les autorités à instaurer un couvre feu sur la ville de Ouagadougou.

Samedi, au lendemain de la casse des magasins et des pillages qui s’en ont suivis, les commerçants sont sortis à leur tour dans la rue. Mains nues, ils ont attaqué et incendié des édifices publics pour interpeller à leur façon l’Etat sur leur sort. Le siège du parti au pouvoir a été incendié. L’assemblée nationale a reçu la horde des commerçants en colère. Vitres cassées, et de nombreux véhicules ont été endommagés. Les manifestations ont également fait un tour à la mairie de la ville de Ouagadougou où on note quelques dégâts mineurs.
Dans la soirée, juste avant le début du couvre feu, des individus tentent de mettre le feu le siège du chef de file de l’opposition à l’aide d’une bonbonne de gaz. Le chargé de communication du chef de file de l’opposition est catégorique. Ce sont les hommes du pouvoir qui sont derrière cette opération.

La situation devient de plus en plus confuse. Car le président de l’assemblée nationale Roch Marc Christian Kabore pense que ces actes de vandalisme ne sauraient être le fait de simples commerçants en colère. Il parle de bandes infiltrées.

Socialement, les Ouagavillois commencent à subir ces assauts répétés des soldats mutins. La plupart des grands magasins ont été mis à sac. Les stations d’essence par précaution ont fermé. Elles aussi ont fait systématiquement l’objet d’approvisionnement gratuit par les militaires à bord de véhicules 4×4 « empruntés » à des particuliers et à certains services. Désormais, le litre d’essence se négocie autour de 1200 FCA auprès de jeunes vendeurs à la sauvette et si la situation ne s’améliore pas, une pénurie est à craindre.

Politiquement, le président du Faso continue le grand nettoyage au sein de la hiérarchie militaire.

Après la nomination d’un nouveau chef d’état major général des armées, il a débarqué tous les autres chefs d’état major. Celui de la gendarmerie, de l’armée de terre et de l’armée de l’air. L’intérim de ces postes a été confié à leur adjoint direct.

Hasanata, Koaci.com Ouagadougou

Couvre-feu à Ouagadougou
17 AVRIL 2011 / PAR P. BOUREIMA SALOUKA – afrik.com
Le Burkina Faso émerge ce dimanche de sa première nuit de couvre-feu. La veille, les commerçants ont violemment manifesté contre les exactions des militaires à Ouagadougou, la capitale du pays. Vendredi, le président Blaise Compaoré a dissout son gouvernement et nommé un nouveau chef d’Etat-major. En trois jours, les incidents ont fait 45 blessés par balle, de nombreuses dégradations matérielles et « quelques cas de viols » ont été signalés par une source hospitalière.

De notre correspondant
La crise empire au Burkina Faso. Excédés d’être les victimes expiatoires des militaires qui ont pillé leurs commerces dans la nuit de vendredi à samedi, des commerçants de Ouagadougou, pour se faire entendre, ont tenté samedi de marcher sur le siège de l’état-major de l’armée. Repoussés par des tirs de sommation, ils ont alors déversé leur colère dans les artères du centre-ville, saccageant sur leur passage les panneaux publicitaires et brûlant des pneus. Mais la furie incendiaire des commerçants écœurés à surtout eu pour cible les sièges du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, parti au pouvoir), ainsi que celui de la Fédération associative pour la paix et le progrès avec Blaise Compaoré (Fedap/BC), une organisation de soutien au Président burkinabè. Les commerçants révoltés ont également dévasté le gouvernorat de la région du Centre, l’Assemblée nationale et à la mairie de Ouagadougou.De notre correspondant

Le même jour, dans un communiqué radiodiffusé, les services du ministère de la Sécurité ont décrété un couvre-feu allant de 19h à 6h du matin à Ouagadougou, et ce avec effet immédiat et jusqu’à nouvel ordre. Cette restriction des libertés des habitants de la capitale burkinabè intervient, juste le lendemain de la dissolution du gouvernement et du limogeage de deux gradés de l’armée burkinabè.

Le Burkina Faso n’a plus de gouvernement

La veille, vendredi 15 avril, en réaction à la mutinerie d’une partie de sa garde rapprochée, Blaise Compaoré a décrété la dissolution du gouvernement dirigé par Tertius Zongo, constitué il y a tout juste trois mois. Le président burkinabè a donné également un coup de balaie dans l’armée où, deux premières têtes sont tombées. Celles du Chef d’Etat-major général, le Général Dominique Djendjéré, et du chef du corps du Régiment de Sécurité Présidentielle, le Colonel Omer Bationo, qui ont été limogés vendredi. Pour les remplacer, Blaise Compaoré a respectivement fait appel au Colonel-Major Honoré Nabéré Traoré et au Colonel Boureima Kéré, deux officiers supérieurs réputés lui être fidèles, pour avoir été tous deux ses aides de camp.

Le capitaine Compaoré tient ferme la barre

Par ces décisions, Blaise Compaoré tient à montrer sa maîtrise de la situation. Alors qu’il a été contraint de passer la nuit de jeudi à vendredi, à Ziniaré, dans son village natal, le Chef de l’Etat burkinabè, a regagné ses bureaux au palais de Kosyam dès vendredi matin. Il y a reçu en audiences des personnalités étrangères et surtout veillé au paiement diligent des indemnités des mutinés de sa propre garde.

Cependant, la nuit du vendredi à samedi n’a pas été calme du tout à Ouagadougou. Si les mutinés de la garde présidentielle ont regagné leurs casernes, ceux des camps Guillaume Ouédraogo et Sangoulé Lamizana, ont continué leur razzia nocturne. « J’ai croisé des pick-up chargés de matériels électroménagers, de vivres de toute sorte », a témoigné à Afrik.com, un habitant de la capitale burkinabè.

« Blaise dégage ! »

Rarement le pouvoir de Blaise Compaoré aura été tant contesté. S’il parvient au prix de mille compromissions à apaiser la colère des militaires, le front social, lui, reste une équation entière. Et la tendance à satisfaire automatiquement les revendications des militaires alors que celles des autres travailleurs piétinent depuis des années, a fait durcir le ton chez les syndicalistes. Pour la première fois, les pancartes portant le célèbre slogan DEGAGE, ont été exhibés à Ouagadougou la semaine dernière. Tout un symbole. « La profondeur de la crise actuelle montre que le pouvoir en place ne gouverne pas. On a passé le cap de la mal gouvernance, on est quasiment dans une non gouvernance. Il faut un changement radical. Il faut le départ du Chef de l’Etat », nous a confié Me Prosper Farama, un célèbre avocat burkinabè, proche des mouvements syndicaux et de l’opposition politique.

Mais, analysent certains observateurs, quoique secoué, le régime de Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 24 ans, ne vit pas encore ces derniers jours. Et selon des sources bien informées, le chef de l’Etat burkinabè, qui a entrepris des concertations tous azimuts, devrait annoncer très prochainement la composition de son nouveau gouvernement. Un gouvernement de crise.

http://www.afrik.com/article22638.html   
 

Burkina Faso: couvre-feu instauré à Ouagadougou 16.04.2011

Les locaux du parti burkinabé au pouvoir, le CDP, ont été incendiés samedi par des commerçants en colère. [Ahmed Ouoba - AFP]

Les locaux du parti burkinabé au pouvoir, le CDP, ont été incendiés samedi par des commerçants en colère. [Ahmed Ouoba – AFP]
Un couvre-feu a été instauré samedi à Ouagadougou de 21 heures à 8 heures dimanche matin (heures suisses) pour contrer les manifestations nocturnes des militaires mutins qui ont lieu depuis jeudi. Des commerçants ont saccagé samedi des édifices publics. Au total, les incidents ont fait 45 blessés en 3 jours.

« Le secrétaire général du ministère de la sécurité informe la population de Ouagadougou qu’il est instauré un couvre-feu sur toute l’étendue du territoire communal de 19h00 à 06h00 (GMT, ndlr) à compter de ce samedi », indique un communiqué du ministère de la Sécurité transmis samedi à l’AFP.

Commerçants en colère

Le couvre-feu fait suite à la furie des commerçants dans la capitale samedi alors que le chef de l’Etat burkinabé avait tenté vendredi de calmer la colère des soldats. Il avait dissous le gouvernement dirigé par le Premier ministre Tertius Zongo et limogé le chef d’état-major des armées, le général Dominique Djindjéré, remplacé par le colonel-major Honoré Nabéré Traoré.

Le 8 avril dernier à Ouagadougou, des manifestants réclamaient le départ du président Blaise Compaoré. [AFP]Le 8 avril dernier à Ouagadougou, des manifestants réclamaient le départ du président Blaise Compaoré. [AFP]

Des centaines de commerçants en colère ont saccagé et incendié le siège du parti au pouvoir (CDPP) au Burkina Faso. Ils ont réagi en représailles aux dégâts causés vendredi par le soulèvement des militaires, lesquels ont pillé des magasins et réquisitionné des voitures.

D’autres édifices publics, dont le bâtiment de l’Assemblée nationale, la mairie de Ouagadougou et le ministère du Commerce, ont également été mis à sac, selon des journalistes. Des bus et des véhicules garés dans les parkings attenant à ces bâtiments ont également été incendiés par les commerçants.

Les incidents dans la capitale du Burkina Faso ont fait 45 blessés dont certains par balle, en plus de « quelques cas de viols » en trois jours, a indiqué à l’AFP une source hospitalière à Ouagadougou.

Compaoré sous pression

Vendredi, le président Blaise Compaoré a dissous le gouvernement et limogé le chef d’état-major de l’armée et le commandant de la garde présidentielle à la suite d’une mutinerie touchant le régiment de sécurité présidentielle. Ces décisions font suite à la plus sérieuse manifestation de colère secouant l’armée burkinabée depuis un mois.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, des soldats du régiment de sécurité présidentielle ont fait usage de leurs armes aux abords du palais présidentiel. Ils protestaient notamment contre le non-versement de leur solde. Les militaires remontés Blaise Compaoré, un ancien capitaine de para-commandos porté au pouvoir par un coup d’Etat en 1987, fait face depuis le mois de mars dernier à des soulèvements de membres de l’armée, qui protestent, entre autres, contre la condamnation à des peines de prison de cinq des leurs, jugés coupables d’agression sur un civil.

Une source militaire a indiqué que les demandes des mutins ont été satisfaites. « Nous avons trouvé de l’argent pour répondre à leurs attentes, donc ça doit être la fin du problème. Mais on ne sait jamais avec ces gamins », a déclaré samedi cette même source, ajoutant que quarante voitures avaient été volées par les soldats.

ats/ap/bkel 
http://www.tsr.ch/info/monde/3084914-burkina-faso-couvre-feu-instaure-a-ouagadougou.html 
 

Burkina Faso, pays des hommes en colère

Une nouvelle mutinerie de militaires inquiète le régime Compaoré
VENDREDI 15 AVRIL 2011 / PAR VICTOR GUILBERT /
Après les manifestations d’étudiants, les précédentes rebellions de militaires et la grève des enseignants, c’est au tour du régiment présidentiel de se mutiner. Les soldats ont tiré en l’air aux alentours du palais présidentiel, obligeant Blaise Compaoré à quitter Ouagadougou dans la nuit, pour sa ville natale de Ziniaré.

Un vent de protestation souffle sur « le pays des hommes intègres ». Le président burkinabè Blaise Compaoré est confronté à l’une des pires crises de son régime. Il était près de 22 heures jeudi soir quand des dizaines de militaires du régiment présidentiel se sont mutinés, alors qu’ils sont pourtant les éléments les plus performants et les mieux payés de l’armée burkinabè.

Les mutins ont d’abord tiré en l’air avec des armes lourdes et légères depuis leurs casernes, dont une située à quelques mètres du palais présidentiel, avant de se rendre dans le centre ville pour exprimer leur mécontentement. Ils réclament le versement de leurs indemnités logement et le départ de leur chef d’état-major, le Général Gilbert Diendéré, proche de Blaise Compaoré, dont la maison a été saccagée hier soir. « Ce sont seulement quelques jeunes militaires qui sont en train de faire n’importe quoi », a tenté de relativiser un responsable militaire, affirmant que les autorités « géraient désormais la situation ». De nouveaux tirs d’armes à feu ont pourtant été encore entendus dans la journée de vendredi.

Cette nouvelle rébellion, aux portes de son palais, semble inquiéter le président Blaise Compaoré. Il a quitté Ouagadougou, dans la nuit de jeudi à vendredi, pour sa ville natale de Ziniaré, située à une trentaine de kilomètres de la capitale, avant de revenir vendredi matin.

Avant la mutinerie des soldats de la compagnie présidentielle, d’autres militaires s’étaient déjà révoltés en mars. Leurs revendications étaient beaucoup moins politiques – puisqu’ils réclamaient la libération de plusieurs frères d’armes emprisonnés pour des affaires de mœurs et de viols – mais la révolte de ces dizaines de soldats du rang illustrent le climat de tension qui s’empare du pays.

Protestations en série

Les mouvements de contestation du président se multiplient ces derniers mois. Une grande partie des enseignants burkinabè sont en grève depuis mercredi. Cet arrêt de travail a été lancé conjointement par les deux principaux syndicats de l’éducation, le Syndicat national des enseignants du secondaire et du supérieur (SNESS) et le Syndicat national des travailleurs de l’éducation et de la recherche (Synter). Cette grève vise à obtenir du gouvernement de meilleures conditions de travail et des augmentations salariales promises depuis 2006. La plupart des écoles publiques de Ouagadougou sont toujours fermées, selon l’Observateur Paalga.

Avant cela, la dernière contestation populaire en date remonte à une semaine, quand près de 10 000 personnes ont manifesté vendredi 8 avril à Ouagadougou et dans plusieurs autres villes du Burkina Faso. Ils se sont réunis à l’appel d’une quarantaine d’associations et de syndicats, contre « le coût de la vie et l’impunité du régime hyper-autoritaire ».

Enfin, de violentes manifestations ont également opposé étudiants et policiers fin février, après la mort de l’élève Justin Zongo dans de troubles circonstances. D’autres mobilisations s’étaient produites par la suite dans tout le pays, faisant au moins six morts, dont quatre étudiants.

Un climat de tension pourrait encore monter d’un cran ces prochains jours à cause des coupures d’électricité répétitives au Burkina Faso, victime collatérale du conflit post-électoral ivoirien et de la bataille d’Abidjan. Les affrontements entre les partisans de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et ceux de son successeur Alassane Ouattara ont détruit des équipements du réseau électrique, en interconnexion avec le Burkina Faso, désormais plongé dans le noir en partie. « Il n’y a plus d’électricité dans les quartiers populaires et résidentiels. Seul le quartier des ambassades est préservé », témoigne notre correspondant à Ouagadougou.

La réponse de Blaise Compaoré

Contraint à la fuite hier, le président burkinabè essaye pourtant de calmer la fronde coûte que coûte. Les autorités publiques travaillent activement pour résoudre cette crise électrique, qui pourrait soulever un « ras le bol » populaire. Mais la malchance joue contre elles. Une partie des centrales mobiles de production d’électricité, commandées pour pallier le manque, sont bloquées au port de Dakar et les barrages qui alimentaient le Nord et l’Ouest du pays sont également tombés en panne.

Depuis les soulèvements militaires du mois de mars, Blaise Compaoré a entamé une série de consultations avec les différentes catégories socioprofessionnelles. Cette mesure avait permis de calmer la protestation des militaires, jusqu’à la mutinerie de jeudi soir. Les mutins ont obtenu, hier soir, l’appui de plusieurs officiers. Mais les généraux restent fidèles au régime Compaoré. La pression monte pour l’actuel président du Burkina Faso qui avait, lui même, accédé au pouvoir il y a 24 ans, après un coup d’État militaire. Il a été réélu en novembre dernier avec, officiellement, 80,15 % des suffrages.

 http://www.afrik.com/article22624.html
 
 
 
 
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Un commentaire pour Burkina Faso – Le régime de Blaise Compaoré en mauvaise posture – Les évènements (revue presse)

  1. seni dit :

    la crise etait tres grave

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