Côte d’Ivoire : Gbagbo les jours qui suivent (Archives – Revue de presse)


Liberation du personnel et des membres de la famille arrêtés chez Laurent Gbagbo –  16 avril 2011   |  TCI

Images additionnelles de l’arrestation de Laurent Gbagbo

– Vidéo arrestation Géneral Dogbo Blé (Koaci)

– Côte d’Ivoire/Arrestation de Blé Goudé: l’Onu dément le gouvernement Ouattara se retracte  – le15 avril 2011 – directscoop

Du 12 au 13 Avril:

Abidjan.net

A moi la vengeance et la rétribution, Quand leur pied chancellera! Car le jour de leur malheur est proche, Et ce qui les attend ne tardera pas. (Deutéronome 32:35)

Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés.

Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. (Matthieu 7:1 -2)

S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. (Romains 12:18)

La chute de Laurent Gbagbo vue d’Afrique

Revue de presse –  13 AVRIL 2011

L’arrestation de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, lundi lors d’une offensive mené par les forces pro-Ouattara appuyée par les forces françaises et celles de l’ONU, est très commentée par la presse africaine. Morceaux choisis.: http://www.afrik.com/article22594.html / Par ASSANATOU BALDÉ

– Laurent Gbagbo se réfugie au nord du pays, Alassane Ouattara promet une commission Vérité et Réconciliation

Côte d’Ivoire/enlèvement de Gbagbo: sa famille saisit des avocats français (conseiller)

Emprisonnement de personalités politiques et proches de Laurent Gbagbo au Golf Hôtel – La liste

Laurent Gbagbo a été arrêté (AgoraVox – vidéos)

Dégradation de la situation sécuritaire à Abidjan

Le président Gbagbo transféré vers le nord du pays (ONU)

– L’ONU se rétracte « Le président Gbagbo n’a pas quitté l’hôtel du Golf » (le12 avril 2011 – lien vers directscoop )

«Le colonialisme Français doit cesser» (Senateur. Jim Inhofe)

Raila Odinga souhaite une amnistie pour le président Gbagbo

Côte d’Ivoire/Crise humanitaire : Oxfam demande 11 millions d’euros

– Sarko choisi Ouattara car il est musulman 


Sarko choisi Ouattara car il est musulman

Un petit article de presse issu du Canard enchainé qui ira bien sur le blog des moutons déchainés (et enragés, ne l’oublions pas), si Sarkozy en Côte d’Ivoire préfère Ouattara à Gbagbo, c’est par ce qu’il est musulman et donc cela serait un signe d’ouverture! Étrange… Moi qui était persuadé que les chefs d’états étaient soutenus par rapport à ce qu’ils pouvaient apporter à leur peuple…


http://lesmoutonsenrages.wordpress.com/2011/04/14/sarko-prefere-ouatara-car-il-est-musulman/

ALASSANE DRAMANE OUATTARA, LE PRÉSIDENT RECONNU PAR LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE // PHOTO : GETTY IMAGES

Laurent Gbagbo se réfugie au nord du pays, Alassane Ouattara promet une commission Vérité et Réconciliation

RIA Novosti- AIP – L’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a été évacué mercredi dans le nord de Côte d’Ivoire, rapportent les médias, citant le porte parole de la mission onusienne, Hamadoun Touré.

« L’hélicoptère transportant Laurent Gbagbo a décollé à 12h40 heure locale pour le nord du pays », a indiqué M.Touré sans préciser la destination de l’appareil.

Mardi, le porte-parole du secrétaire général de l’Onu Farhan Haq avait déjà affirmé que M.Gbagbo quitterait Abidjan pour une destination inconnue, afin d’éviter d’éventuelles représailles.

Laurent Gbagbo, tombé lundi aux mains des partisans du président ivoirien en exercice reconnu par la communauté internationale, Alassane Ouattara, a été conduit au QG de ce dernier, à l’hôtel du Golf.

Laurent Gbagbo a perdu l’élection présidentielle de décembre dernier, mais refusait de céder le pouvoir à son rival élu Alassane Ouattara. En mars, M.Gbagbo s’est mis à utiliser des armes lourdes contre ses adversaires, ce qui a poussé le Conseil de sécurité de l’Onu à adopter la résolution 1975, légalisant l’usage de la force dans le cadre de la protection des populations civiles.

Le Président de la République, Alassane Ouattara tient à mettre en place, comme il l’avait promis depuis la campagne électorale, une Commission Vérité et Réconciliation en vue de faire la lumière sur tous les événements malheureux survenus en Côte d’Ivoire depuis 1999, tout en assurant que la Justice sera équitable pour tous.

« La Commission Vérité et Réconciliation, c’est un chapitre important pour moi. La réconciliation ne peut se faire sans justice et n’est pas effective sans pardon », a fait observer M. Ouattara lors d’une conférence de presse tenue mercredi à l’hôtel du Golf, son quartier général.

Alassane Ouattara a relevé avoir appelé mardi le Président Sud-africain Jacob Zuma et d’autres homologues pour leur annoncer l’arrestation, la veille, de l’ex-président Laurent Gbagbo, tout en sollicitant leur aide pour la mise en œuvre de cette Commission en Côte d’Ivoire, comme ce fut le cas en Afrique du Sud notamment, après l’apartheid.

« Tous les Ivoiriens sont égaux devant la loi, quelque soit leur origine, religion, race… », a-t-il réitéré, annonçant des séances crédibles, consensuelles et respectées dont les résultats permettront à la Côte d’Ivoire de connaître la Vérité.

M. Ouattara a indiqué qu’il s’agira de faire la lumière sur tous les événements depuis 1999, 2000, 2002, 2004, etc., de savoir « qui a fait quoi et pour quel motif », puis, viendra la Commission Réconciliation. « Je peux vous assurer que l’impunité sera terminée en Côte d’Ivoire et l’Etat de droit sera mis en œuvre. (…) Nous allons construire des institutions fortes car ce sont les institutions qui ont failli en Côte d’Ivoire », a-t-il affirmé. http://ivoiregazette.com/actualite/laurent-gbagbo-se-refugie-au-nord-du-pays-onu/

Alassane Ouattara, un rapport ambigu à la violence

Slate Afrique –Depuis l’arrestation de Laurent Gbagbo le 11 avril, les violences contre ses partisans continuent en Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara plaide pourtant pour la justice et la réconciliation.

Le président Alassane Ouattara le 13 avril à Abidjan. Reuters/Luc Gnago

Alassane Ouattara est attendu au tournant. Parmi les nombreuses équations que le Président devra résoudre figure celle de la violence qui a déferlé ces derniers mois enCôte d’Ivoire. Une violence qui est loin d’avoir cessé depuisl’arrestation de Laurent Gbagbo et de son entourage, le 11 avril. Bien au contraire: les images de Laurent et Simone Gbagbo déchus, humiliés, se retournent déjà contre Ouattara, accusé d’avoir laissé faire cette violence cathartique. On oublie, du coup, qu’il a évité bien pire, ayant donné des consignes pour «préserver l’intégrité physique»du président sortant Laurent Gbagbo. D’autres images ont suivi, plus pacifiques: l’allégance faite par plusieurs généraux et l’ancien chef d’état-major Philippe Mangou à Alassane Ouattara…

Cette démarche devrait faciliter la «pacification» voulue par le nouveau régime. Il n’empêche: depuis le 12 avril, les témoignages affluent sur des exactions commises par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) à l’encontre de civils, partisans réels ou supposés de Laurent Gbagbo, dans leur volonté de démanteler les milices pro-Gbagbo. Les voix s’élèvent, émanant de Human Rights Watch et d’Amnesty International, pour demander à Alassane Ouattara de faire arrêter les auteurs de crimes dans son propre camp, et de faire respecter un minimum de discipline dans ses rangs.

Un Président coupé de la base

Alassane Ouattara ne manque pas de qualités, mais présente aussi de gros défauts, selon un observateur avisé de la scène politique ivoirienne:

«Son incapacité à jouer la carte du terroir, un vrai déficit en termes de mobilisation des couches populaires, malgré le fait qu’il incarne l’ostracisme dont a souffert une grande partie de la population. Les jeunes de son parti, le Rassemblement des républicains (RDR), étaient très dépités de voir que leur champion ne donnait pas de mot d’ordre clair pour prendre la rue après le second tour de la présidentielle.»

Alassane Ouattara a sans doute tiré les leçons de la manifestation du 16 décembre 2010, une marche sur la Radiotélévision ivoirienne (RTI) qui s’est terminée dans un bain de sang. En dehors de son côté grand bourgeois coupé de la base et ayant fait une partie de sa carrière à l’étranger, son deuxième défaut pourrait bien être son rapport ambigu à la violence. Est-elle subie? Voulue? A-t-il été contraint de jouer cette carte? Et si oui, pourquoi n’a-t-il pas clairement communiqué, par exemple, sur la vaste opération menée par les FRCI à partir du 28 mars pour contrôler le pays et l’aider à prendre le pouvoir par la voie militaire? 

«Depuis 2002, il ne veut pas apparaître comme le parrain de la rébellion, comptable d’exactions commises à grande échelle, explique un universitaire français. Du coup, ce n’est pas lui le vrai chef, mais Guillaume Soro. D’où, peut-être, le retour de son ancien garde du corps, IB, sur la scène à Abobo, à la tête des commandos invisibles, pour limiter sa relation de dépendance à l’égard de Guillaume Soro. Un jeu très dangereux.»

Ouattara, qui tient à son pedigree impeccable de grand technocrate, n’a jamais revendiqué la moindre relation avec la rébellion de 2002. Mais ses détracteurs estiment que la nomination de Guillaume Soro, l’ancien chef des rebelles, au poste de Premier ministre après le second tour de la présidentielle du 28 novembre 2010, ressemble à un aveu.

Responsabilités internationales

Pour Guy Labertit, un ami intime de Laurent Gbagbo depuis ses années d’exil en France, dans les années 1980, Alassane Ouattara a été «poussé par les institutions financières internationales à s’impliquer dans la politique, et je le dis sans aucun esprit de polémique». Jusqu’en 1989, rappelle cet ancien responsable des dossiers africains au Parti socialiste (PS) français, Alassane Ouattara a d’abord assumé des responsabilités pour représenter la Haute-Volta (ancien nom du Burkina Faso) à la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et au Fonds monétaire international (FMI). Ensuite, il a été nommé gouverneur de la BCEAO, un titre toujours attribué à un Ivoirien.

«Alassane Ouattara, au départ, n’était pas intéressé par la politique. Blaise Compaoré, le président du Burkina Faso, m’a dit un jour qu’il avait voulu le recruter comme ministre des Finances au début des années 1980, et qu’il avait refusé, parce qu’il n’était pas intéressé par la politique.»

Les instances financières internationales ont fait de lui le candidat idéal au poste de Premier ministre, en 1990, quand «le Vieux» (Félix Houphouët-Boigny) ne pouvait plus payer sa dette extérieure. C’est au poste de Premier ministre qu’il se marie avec Dominique, une femme du sérail, et prend sa place dans le monde politique ivoirien. Commence alors un rapport compliqué avec la violence politique, légitime ou pas.

«C’est lui qui assume l’arrestation en 1992 de Laurent Gbagbo et d’une centaine de démocrates,rappelle Guy Labertit, avec une loi anti-casseurs qui lui permet de condamner Laurent et Simone Gbagbo à deux ans de prison pour « flagrant délit de complicité dans la destruction de biens publics« . C’est encore lui qui a recours à des loubards à partir de 1991, des casseurs engagés pour contrecarrer les manifestations d’opposants. Ils n’ont pas laissé Laurent Gbagbo travailler. IB, ancien garde du corps d’Alassane Dramane Ouattara, a fait une tentative de coup d’Etat. Tous les gens de Ouattara ont été impliqués dans des tentatives de coup d’Etat: en 1999, le coup contre Henri Konan Bédié perpétré par le général Robert Gueï est en réalité fait pour Ouattara, qui parle alors de « révolution des œillets« . Manque de pot, Gueï se plaît au pouvoir et fait adapter la Constitution. Sous Gueï, les hommes de Ouattara sont impliqués dans plusieurs complots pour déstabiliser la junte, celui du « cheval blanc » en septembre 2000 et celui de la « Mercedes noire » en janvier 2001. En septembre 2002, il recrute un certain Moustapha Chafi] un intermédiaire d’origines mauritanienne et nigérienne, proche de Blaise Compaoré, qui a notamment servi à la libération d’otages faits par Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) au Mali, ndlr] pour l’aider à lever la rébellion des nordistes.»

L’heure de la justice

L’heure n’est sans doute pas au procès d’Alassane Ouattara, mais plutôt à celui de Laurent Gbagbo, qui va devoir rendre des comptes pour avoir laissé s’installer une logique de guerre civile dans ses quatre derniers mois au pouvoir. Alassane Ouattara a d’ailleurs demandé dès le mois de décembre à deux avocats français, Jean-Pierre Mignard et Jean-Paul Benoît, de préparer un dossier contre Laurent Gbagbo pour qu’il soit jugé par la Cour pénale internationale (CPI). Cette démarche ne risque-t-elle pas de se retourner contre lui, après le massacre de Duékoué et les règlements de compte des derniers jours, des exactions imputées aux FRCI ? Réponse de Jean-Pierre Mignard:

«Le président Ouattara n’est ni de près ni de loin l’organisateur ou l’ordonnateur d’exactions contre telle ou telle partie du peuple ivoirien. Sa position n’a pas changé: il a toujours appelé à la conciliation, à l’absence de recours à la violence. Nous sommes dans une situation de guerre civile délibérement provoquée par Laurent Gbagbo. Dès lors, c’est lui qui porte la responsabilité politique des massacres. Il faut distinguer les violences commises depuis la proclamation des résultats des élections, en faveur du système de Laurent Gbagbo. Ces violences ont été commises au vu et au su de nombreux observateurs, sans jamais recevoir de la part de Laurent Gbagbo le moindre désaveu. Dans les dernières semaines, il est notoire que des distributions massives d’armes ont été faites aux Jeunes patriotes [un mouvement de soutien à Laurent Gbagbo, ndlr].»

Quelle sera la responsabilité juridique engagée pour les auteurs des massacres commis dans les rangs des FRCI? «Tous les auteurs de faits, crimes, délits et actes de persécution seront considérés comme des criminels», assure Jean-Pierre Mignard, qui ne veut pas être «victime d’une hémiplégie juridique». Il insiste sur le fait que l’urgence soit à la «sécurisation» du pays, sans qu’il soit question de «nier ou de démentir les violences, quelles qu’elles soient». Jean-Pierre Mignard le répète, le pays se trouve dans une situation de «sortie de guerre civile, avec des vainqueurs et des vaincus», Alassane Ouattara en ayant une «conscience aigüe et souffrante»«Croyez-vous que le général De Gaulle était pour qu’on tonde les femmes ayant fréquenté des Allemands après la Libération, ou qu’il était pour les exécutions sommaires? Certainement pas! Il faut sortir au plus vite de cette situation. Ce n’est pas lui, Alassane Ouattara, qui a déclenché la tempête. Et une tempête ne s’arrête pas sur ordre. Il faudra jeter des tonnes d’eau froide sur les braises…»

Quid de Laurent Gbagbo? Alassane Ouattara souhaite le voir jugé par la CPI, et l’un de ses premiers gestes politiques pourrait être de ratifier le statut de Rome, de manière à pouvoir saisir la justice internationale, affirme son avocat français. Pour le reste, il s’agit de passer assez vite à un dispositif de vérité et réconciliation similaire, avec une loi d’amnistie qui permette d’explorer, comme l’ont fait l’Afrique du Sud après l’apartheid et la Sierra Leone après la guerre civile, une justice «restaurative» et non punitive. Car «le repentir sans la justice, c’est la caresse du diable», risque Jean-Pierre Mignard, qui cite la grande théoricienne politique Hannah Arendt, sans se douter que le terme «diable» a des consonnances aussi lourdes que précises en Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara ayant souvent été accusé d’en être un par le camp Gbagbo…

Anne Khady Sé

Lire aussi:
Qui va juger Laurent Gbagbo?
Ouest ivoirien: chronique d’un massacre annoncé, par l’écrivain Venance Konan
Côte d’Ivoire: la réconciliation est possible
Les grandes inconnues de l’après-Gbagbo
Le casse-tête d’Alassane Ouattara, par le dessinateur Damien Glez
http://www.slateafrique.com/1445/ouattara-rapport-ambigu-violence


Côte d’Ivoire/enlèvement de Gbagbo: sa famille saisit des avocats français (conseiller)

le13 avril 201 – directscoopPARIS – Une fille de Laurent Gbagbo a saisi des avocats français pour étudier la « légalité » de la capture lundi de ses parents ainsi que celle de l`intervention militaire française en Côte d`Ivoire, selon un communiqué transmis mercredi par un conseiller à Paris du président Laurent Gbagbo.

« J`ai décidé, en accord avec ma famille, de demander à Me Jacques Vergès, Me Roland Dumas, Me Gilbert Collard, Me François Epoma, Me Habiba Touré, de constituer un collectif d`avocats afin d`assurer la défense » de Laurent et Simone Gbagbo, « ainsi que des autres membres de ma famille et des collaborateurs détenus illégalement par les rebelles », affirme Marie-Antoinette Singleton dans un communiqué transmis par  Toussaint Alain.

« J`ai demandé à ces avocats d`étudier les conditions de légalité, au sens international, de « l’arrestation » du président de la République et de la Première dame et aussi la légalité internationale de l`intervention de l`armée française qui a agi en dehors du cadre de la résolution 1975 du Conseil de sécurité de l`ONU », ajoute Marie-Antoinette Singleton, qui vit aux Etats-Unis.

Ces cinq avocats sont inscrits au barreau de Paris. Roland Dumas, ex-ministre socialiste des Affaires étrangères, et Jacques Vergès, avaient dénoncé en décembre à Abidjan une ingérence française et internationale en Côte d’Ivoire et apporté leur soutien à Laurent Gbagbo, dont ils sont de proches conseillers.

Après quatre mois de crise post-électorale, le président Gbagbo a été  capturé lundi par les légionnaires français et remis aux combattants de Ouattara, après un pilonnage intensif de sa résidence par l’aviation française et celle de l`Onuci (force de l`ONU).

Une frange importante des populations ivoiriennes accuse Paris d`avoir envoyé des forces spéciales pour  »enlever » Laurent Gbagbo. http://directscoop.net/2011/04/13/cote-divoireenlevement-de-gbagbo-sa-famille-saisit-des-avocats-francais-conseiller/

Emprisonnement de personalités politiques et proches de Laurent Gbagbo au Golf Hôtel – La liste

Ivoire Gazette – Le lundi 11 avril 2011 dernier, les forces dites « républicaines » fidèles à Alassane Ouattara ont procédé à l’arrestation du Président Laurent Gbagbo et son épouse, ainsi qu’à celle de plusieurs personnalités civiles et politiques proches du couple présidentiel, militants du Front populaire ivoirien (FPI), et élus locaux, à sa résidence de Cocody.

Nos confrères du journal Libération ont pu se procurer la liste de ces personnalités détenues en ce moment même au Golf Hôtel.

Libération Par THOMAS HOFNUNG

Certains des derniers fidèles de Gbagbo à l'hôtel du Golf, arrêtés le 11 avril.Certains des derniers fidèles de Gbagbo à l’hôtel du Golf, arrêtés le 11 avril. (REUTERS)

Lundi dernier, les Forces républicaines de Côte-d’Ivoire ont arrêté Laurent Gbagbo, son épouse Simone et son fils Michel, qu’on a vu surgir devant les caméras de télévision le visage ensanglanté, mais aussi plus d’une centaine de personnes, terrées dans les sous-sol de la résidence de Cocody, à Abidjan.

Libération s’est procuré en exclusivité la liste de ce dernier carré de fidèles, 107 au total, qui entouraient le président déchu, transféré dans un premier temps à l’hôtel du Golf et au restaurant de l’hôtel, le Flamboyant, QG d’Alassane Ouattara, protégé par plusieurs centaines de Casques bleus. Pour des questions de sécurité, nous n’avons laissé que les noms des personnes ayant exercé des responsabilités officielles, soit au sein du cabinet de l’ex-chef d’Etat soit au sein du régime.

Ex-gouverneur de la Beceao

En fait de fidèles, on s’aperçoit que l’ex-chef de l’Etat a vécu entouré de son clan familial élargi (neveux et nièces, petits-enfants, cousins…), de son médecin personnel, mais aussi et surtout du modeste personnel de la résidence: cuisiniers, employés chargés de l’entretien. Et même un moniteur de sports, ou encore une étudiante en journalisme.

Plusieurs ministres ou ex-ministres figurent aussi sur cette liste, ainsi que l’ancien gouverneur de la Beceao (Banque des Etats d’Afrique de l’Ouest), qui a été débarqué par ses pairs africains il y a plusieurs semaines.

Parmi les hiérarques de l’ancien régime capturés et transférés au Golf: l’ex-ministre des Sports, Geneviève Bro Grébé, plus connue pour ses responsabilités à la tête des «femmes patriotes», l’ancienne ministre de la Santé, Christine Adjobi, et Désiré Tagro, l’ancien ministre de l’Intérieur, décédé mardi matin dans des conditions troubles.

Enfin on trouve sur cette liste des membres du cabinet présidentiel et des militants du parti fondé par Laurent et Simone Gbagbo, le FPI (Front populaire ivoirien).

Charles Blé Goudé introuvable

A noter, l’absence de membres des forces de sécurité entourant l’ex-président ainsi que des dizaines de combattants qui ont tenté de défendre gbagbo jusqu’au bout. Certaines sources ont pourtant fait état de l’arrestation de militaires ayant pu être impliqués dans les «escadrons de la mort» qui ont sévi sous le règne de Laurent Gbagbo. Où sont-ils? Probablement, si leur capture devait se confirmer, dans un endroit plus discret, où ils peuvent être interrogés loin des regards et de l’agitation du Golf hôtel.

D’autres figures de l’ancien régime se seraient évanouies dans la nature: le chef des «jeunes patriotes» Charles Blé Goudé, le conseiller pour les questions de sécurité Kadet Bertin ou encore l’ancien porte-parole de Gbagbo, Ahoua Don Mello. D’autres se sont réfugiés à l’étranger, comme l’ancien ministre de l’Economie, Paul-Antoine Bohoun-Bouabré, au Togo.

Le nouveau président ivoirien, Alassane Ouattara, lui vient d’annoncer que Laurent Gbagbo avait été transféré dans un lieu de détention situé dans le nord du pays.

La dangereuse humiliation de Gbagbo

Slate Afrique – Humiliantes, les images de l’arrestation de Laurent Gbagbo n’augurent rien de bon pour la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire.

http://www.slateafrique.com/1391/dangereuse-humiliation-gbagbo

Depuis l’arrestation, lundi 11 avril, de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de son épouse Simone, les chaînes de télévision du monde entier passent en boucle des images humiliantes du couple, qui, quoi qu’on puisse penser, représente aujourd’hui des centaines de milliers d’Ivoiriens. Certes, on peut arguer du fait que Laurent Gbagbo a récemment «humilié» la communauté internationale, en se faisant investir à la magistrature suprême, après une élection que l’ONU et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) d’abord, puis l’Union africaine ensuite, considèrent qu’elle a été gagnée par son rival Alassane Ouattara. Certes, on peut considérer que, depuis quatre mois, Laurent Gbagbo s’est accroché au pouvoir. Il n’empêche que ces images ont un effet dévastateur, en particulier sur les Ivoiriens qui considèrent encore Gbagbo comme leur champion.

Le camp Ouattara se serait honoré en évitant la présence des caméras et des photographes immédiatement après l’arrestation de Laurent Gbagbo, et son transfert à l’hôtel du Golf d’Abidjan. Mieux, on ne peut imaginer que la présence des médias dans la suite de l’hôtel où le couple Gbagbo a été conduit soit le fait du hasard. Si c’est le cas, c’est une intention coupable.

Et si cette initiative n’était pas volontaire, alors ça en dit long sur l’impréparation voire l’incurie du camp Ouattara. Car, outre le respect dû à un ancien chef d’Etat, fut-il un criminel passible de la Cour pénale internationale, il eut été préférable de penser à l’avenir du peuple ivoirien. Certes, il était important de montrer que le couple Gabgbo était en vie. Mais rien ne pressait. Il eut donc été préférable de prendre le temps de réfléchir à la gestion de cet événement, non pas dans l’intérêt de quelques revanchards, mais dans la perspective du temps long, dans lequel s’inscrit inévitablement le projet de réconciliation qu’Alassane Ouattara appelle de ses vœux.

La crise n’est pas terminée

Malheureusement, la précipitation, l’amateurisme, voire les enjeux politiciens semblent avoir pris le pas sur tout le reste. Pourtant, la chute de Gbagbo n’annonce pas la fin de la crise ivoirienne, loin s’en faut. S’il veut être le président de tous les Ivoiriens, ce qui est un minimum, au vu du très large soutien dont il a bénéficié à travers le monde, Alassane Ouattara devra inévitablement donner des gages d’équité et d’impartialité. La tâche sera rude! Car, dans ce pays gangrené par des haines recuites, Alassane Ouattara, qui est aussi l’ancienne victime la plus emblématique del’ivoirité –ce concept théorisé par des universitaires ivoiriens et instrumentalisé notamment par l’ancien président Henri Konan Bédié, actuel allié de Ouattara au sein du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP)– devra dépasser ses rancœurs ou celles des membres de son camp, pour remettre la Côte d’Ivoire sur les rails.

S’il est à ce jour un peu prématuré de parler de gouvernement d’union nationale, l’on peut tout de même affirmer qu’après une douzaine d’années douloureuses, destructrices et meurtrières, le président Ouattara devra obligatoirement donner de la place à ses adversaires d’hier. Toute la question est de savoir comment. Et là rien n’est gagné! Car, au sein de son propre parti, le Rassemblement des républicains de Côte d’Ivoire (RDR), tous ses compagnons de route, qui ont longtemps courbé l’échine, qui ont lutté parfois au péril de leur vie, ne voudront pas jouer les seconds rôles.

Le jeu des alliances

Et puis il y a l’allié inattendu, Henri Konan Bédié. Celui-là même qui a tout fait pour empêcher Ouattara d’être candidat à l’élection présidentielle. Aujourd’hui, leur alliance au sein du Rassemblement des Houphouétistes leur a permis de remporter la présidentielle. Et puis, ce qui n’est pas un moindre avantage, cette union a permis à Ouattara de moins paraître comme le candidat du Nord de la Côte d’Ivoire, voire le candidat de l’étranger, pour tous ceux qui considèrent qu’il n’est pas Ivoirien mais Burkinabè.

Bédié donc voudra probablement bénéficier des gains légitimes de ce soutien décisif. Et l’on peut aisément imaginer que les exigences de Bédié et de son Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) seront nécessairement importantes. Et puis il y a Guillaume Soro. Actuel Premier ministre de Ouattara, après avoir servi aux côtés de Gbagbo au même poste, Soro est aussi le chef politique quasiment incontesté des Forces nouvelles, les anciens rebelles qui contrôlaient la moitié Nord du pays, et qui se sont mis à la disposition de Ouattara, et qui ont été rebaptisées Forces républicaines de Côte d’Ivoire. Mais dans les rangs de ces anciens rebelles, il existe aussi des haines tenaces, comme celle qui oppose Guillaume Soro au sergent-chef Ibrahim Coulibaly, le chef du fameux commando invisible, qui a porté secours aux partisans d’Alassane Ouattara du quartier d’Abobo à Abidjan.

Déjà, certains crient à la gestion ethnique du pouvoir, au vu des nominations auxquelles a procédé Ouattara jusqu’à présent. A l’évidence, la Côte d’Ivoire n’est pas encore totalement sortie de l’ornière. Et puis surtout, il ne faut pas oublier qu’en principe, quel que soit le pouvoir, il devrait être au service du peuple qui l’a choisi. Espérons qu’il en sera désormais ainsi pour l’ensemble des populations ivoiriennes.

Christian Eboulé –Journaliste à TV5, spécialiste de l’Afrique

Lire aussi:

– Les grandes inconnues de l’après-Gbagbo, un article de Foreign Policy
– Fin de partie pour Gbagbo, un portrait signé Marcus Boni Teiga
– Le casse-tête d’Alassane Ouattara de A à Z, par Damien Glez
– La réconciliation est-elle possible? par Christian Bouquet
– Ouattara face à ses créanciers, par Venance Konan
– Dominique Ouattara, première dame d’affaires, par Damien Glez

Laurent Gbagbo a été arrêté

AgoraVox – par JMarc lundi 11 avril 2011

Le président sortant de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, a été arrêté lundi en début d’après-midi.

Les circonstances de l’arrestation restent à éclaircir : les partisans du président sortant affirment qu’il a été arrêté par les forces spéciales françaises. L’ambassadeur de France à Abidjan, Jean-Marc Simon, assure au contraire que « Laurent Gbagbo a été arrêté par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire », fidèles à Alassane Ouattara.

Le président sortant aurait été remis aux troupes du président élu Alassane Ouattara et se trouverait actuellement à l’Hôtel du Golf, d’après des sources concordantes.

http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/cote-d-ivoire-gbagbo-arrete-par-29835

Jeunes gens suspectés d'être des miliciens pro-Gbagbo questionnés par les Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (Frci) // Photo : Associated Press

JEUNES GENS SUSPECTÉS D’ÊTRE DES MILICIENS PRO-GBAGBO QUESTIONNÉS PAR LES FORCES RÉPUBLICAINES DE CÔTE D’IVOIRE (FRCI) // PHOTO : ASSOCIATED PRESS

Dégradation de la situation sécuritaire à Abidjan

Ivoire Gazette – Depuis la chute du régime Gbagbo le lundi 11 avril 2011 dernier, la situation sécuritaire s’est considérablement dégradée à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’ivoire.

En dépit des appels à la « réconciliation » et à l’apaisement lancés par Alassane Ouattara lors de sa dernière intervention télévisée, force est de constater que sur le terrain la réalité est toute autre.

En effet, les rafles d’individus dans certains quartiers de la ville d’Abidjan, les détentions abusives et sévices corporels sur des civils et des personnalités politiques ivoiriennes n’appartenant pas au parti de monsieur Ouattara sont à déplorer.

A Abidjan, des collaborateurs et figures politiques identifiées comme proches de laurent Gbagbo ont été arrétés, maltraités – bien souvent – et placés en détention au Golf hôtel, ex quartier général de compagne du candidat Alassane Dramane Ouattara, devenu par la suite Présidence par intérim et aujourd’hui prison politique.

Le président Gbagbo transféré vers le nord du pays (ONU)

le13 avril 2011directscoopLe président Laurent Gbagbo, capturé lundi à Abidjan par les forces françaises et remis aux forces d’Alassane Ouattara, a été transféré mercredi par hélicoptère dans le nord du pays, a annoncé à  le porte-parole de la mission des Nations unies en Côte d`Ivoire (Onuci), Hamadoun Touré.

« L`hélicoptère transportant Laurent Gbagbo a décollé à 12H40 (locales et GMT), direction le nord du pays », a déclaré Hamadoun Touré, sans préciser sa destination.

Un peu plus tôt, Alassane Ouattara avait indiqué au cours d’une conférence de presse que Laurent Gbagbo avait quitté l`hôtel d`Abidjan où il était assigné à résidence, pour une destination inconnue, en Côte d`Ivoire.

« A l`heure où je vous parle, Monsieur Laurent Gbagbo n`est plus à l`hôtel du Golf, il est en Côte d`Ivoire, bien sécurisé », a déclaré M. Ouattara.http://directscoop.net/2011/04/13/cote-divoire-le-president-gbagbo-transfere-vers-le-nord-du-pays-onu/

« Le colonialisme Français doit cesser » (Senateur. Jim Inhofe)

le13 avril 2011directscoopLe Sénateur américain Jim Inhofe (R-Okla.), membre éminent de la commission sénatoriale des services armés (SASC) et du comité chargés des relations étrangères du Sénat (SFR), a comparé l’intervention militaire de la France au colonialisme et a demandé qu’il y soit mit une fin, dans une adresse lundi devant ses pairs sénateurs.

Depuis le Hall sénatorial d’où il s’est exprimé sur la Côte d’Ivoire pour la cinquième fois en 7 jours, le Sénateur républicain d’ Oklahoma a renouvelé son appel envers le Gouvernement des Etats Unis, l’ONU  et la France en vue de « mettre un terme aux bombardements et d’entamer une enquête sur les fraudes massives et l’actuel génocide perpétré par le leader officiel des rebelles, Alassane Ouattara », aussi connu comme le « gouverneur de la France en Côte d’Ivoire ».

Dans un plaidoyer envers le collège sénatorial, Inhofe a rappelé que si les Etats Unis n’intervenaient pas, « la situation en Côte d’Ivoire pourrait être semblable à celle du Rwanda » en mentionnant le terme “Afrique subsaharienne” à plusieurs reprise afin de faire la lumière sur l’ignorance et l’idée fausse qu’à l’occident sur cette région du monde. « Les Etats-Unis d’Amérique se sont hâtés d’intervenir au Kosovo tout en ne faisant pas attention au Rwanda et maintenant à la Côte d’Ivoire » a-t-il dénoncé condamnant par la même occasion « l’intervention militaire des Nation Unies en Côte d’Ivoire ».

Le Sénateur Inhofe  a appelé « le leader des forces rebelles, Alassane Ouattara, à épargner la vie du Président Gbagbo et de la Première Dame Simone » en demandant aux Etats-Unis de « trouver une terre d’exil pour le président et sa famille ».

Le sénateur américain Jim Inhofe avait indiqué en début de mois d’avril que Alassane Ouattara  était « illégitime pour diriger la Côte d’Ivoire  ajoutant que   »les récents rapports des massacres perpétrés par les forces de Ouattara » étaient des « preuves supplémentaires » et   « que les États-Unis doivent changer leur position en Côte d’Ivoire « . http://directscoop.net/2011/04/13/cote-d%E2%80%99ivoire-le-colonialisme-francais-doit-cesser-senateur-jim-hinhofe/

Raila Odinga souhaite une amnistie pour le président Gbagbo

le13 avril 2011 – directscoopWASHINGTON – Le Premier ministre kényan Raila Odinga, qui avait été médiateur dans la crise ivoirienne, a préconisé mercredi d’amnistier le président Laurent Gbagbo en vue d’apaiser les tensions.

« J`ai parlé d`amnistie parce que je ne crois pas qu`un châtiment (…) résoudra les problèmes de la Côte d`Ivoire », a-t-il déclaré aux analystes du Centre d`études stratégiques et internationales (CSIS) à Washington.

Alassane Ouattara a indiqué qu’il souhaitait  instaurer une  »commission vérité et réconciliation », et a annoncé lundi le lancement d’une procédure judiciaire contre Laurent Gbagbo, son épouse Simone et ses collaborateurs.

M. Odinga, interpellé par un auditeur qui s`inquiétait de l`exemple qu`une amnistie donnerait à d`autres dirigeants africains, a souligné que Laurent  Gbagbo était arrivé en tête du 1er tour de la présidentielle ivoirienne, et avait encore obtenu, selon lui,  46% des suffrages au deuxième tour du 28 novembre 2010.

En raison de cette popularité réelle, juger M. Gbagbo ne serait « pas souhaitable dans un pays sortant de la guerre civile », a-t-il estimé: « Si on veut réconcilier, il faut offrir à Gbagbo une porte de sortie ».

M. Odinga, qui avait été nommé en décembre envoyé spécial de l`Union africaine (UA) pour la crise ivoirienne, a aussi suggéré d`inclure des proches du président Gbagbo dans un gouvernement ivoirien d’union. http://directscoop.net/2011/04/13/cote-divoire-raila-odinga-souhaite-une-amnistie-pour-le-president-gbagbo/

Côte d’Ivoire/Crise humanitaire : Oxfam demande 11 millions d’euros

le13 avril 2011 – directscoopDAKAR – L’organisation Oxfam a lancé mercredi un appel de fonds de plus de 16 millions de dollars (plus de 11 millions d’euros) pour éviter une crise humanitaire en Côte d’Ivoire où « plus d’un million de personnes » ont fui les violences post-électorales. (la suite)

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