le fichage génétique : le syndicalisme considéré comme un crime

Fichier ADN : le syndicalisme considéré comme un crime

Alerté par la situation de Philippe Galano, militant CGT poursuivi pour son refus de se soumettre à un prélèvement ADN, le député communiste Pierre Gosnat présente une proposition de loi pour interdire le fichage génétique des syndicalistes.

C’est un fichier qui gonfle, au point que près d’un million et demi de personnes sont aujourd’hui génétiquement fichées. Pour dénoncer cette situation et y remédier, Pierre Gosnat, député communiste d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), a présenté, hier, au nom de son groupe politique, une proposition de loi visant à interdire le fichage génétique des militants syndicaux, et plus généralement à limiter le champ du fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg). Créé en 1998, le Fnaeg a vu son champ très largement élargi avec Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur puis président de la République. N’y sont plus soumis uniquement les auteurs de crimes sexuels, les individus potentiellement dangereux, mais sont désormais concernés, par exemple, les vols à l’étalage, les tags sur panneaux publicitaires, les arrachages d’OGM… Du coup, alors qu’en 2000 on comptait 2 000 prélèvements, ils étaient 150 000 dès 2005. Au 1er janvier 2010, 1,2 million de personnes figuraient au fichier qui s’élargit depuis de 30 000 inscriptions supplémentaires mensuellement.

La criminalisation de l’action syndicale

Pour Pierre Gosnat, « avec le Fnaeg, les syndicalistes sont traités à l’égal de criminels et de terroristes. Pourtant, la question de leur dangerosité pour la société et l’utilité même de la conservation de leur ADN est nulle ». Le député communiste explique que « la question du fichage génétique est l’un des aspects de ce que nous dénonçons depuis longtemps : la criminalisation de l’action syndicale ». Il y voit pour preuve le fait que « les seuls délits pour lesquels leurs auteurs ne sont pas soumis à un test génétique sont les délits financiers de type abus de biens sociaux, détournements, etc. ».

Philippe Galano, militant syndicaliste des Pyrénées-Orientales, qui refuse de se soumettre à un prélèvement ADN, et Jean-Claude Vitran, membre du bureau de la Ligue des droits de l’homme, présents au côté de Pierre Gosnat, partagent cette analyse. « On veut faire peur aux militants, à ceux qui mettent en cause le gouvernement en place », affirme Jean-Claude Vitran. Philippe Galano raconte comment, après sa condamnation à trois mois de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende pour « séquestration », il a refusé de se soumettre au prélèvement ADN. Ce qui lui vaut un nouveau procès, fixé au 17 mars, à Perpignan (voir ci-dessous).

Intimidation et discrimination syndicale

« Le combat de Philippe Galano n’est pas un combat individuel, toute la CGT est avec lui », affirme Michel Doneddu, secrétaire confédéral, présent à la conférence de presse pour exprimer son soutien et « saluer l’initiative de Pierre Gosnat et de son groupe parlementaire de dépôt de cette loi ». La CGT constate « une accélération de la répression, de l’intimidation et de la discrimination syndicale ». Le dirigeant syndical dénonce la tendance au recours systématique par le patronat de constats d’huissier dès qu’il y a rassemblement ou grève dans une entreprise, la qualification de « séquestration » quand il y a occupation de locaux ou de « diffamation » quand le syndicat dénonce les conditions de travail dans l’entreprise.

Ces propos, de fait, ont été confirmés l’après-midi même par le garde des Sceaux, Michel Mercier. Interpellé par Pierre Gosnat sur le cas Galano et le Fnaeg, lors de la séance des questions à l’Assemblée nationale, le ministre a botté en touche, affirmant que ce n’était pas pour un fait syndical que Philippe Galano avait été condamné mais pour «enlèvement, séquestration et recel». « La loi s’impose à tous », a-t-il lancé, au nom de quoi il refuse toute immunité pour les syndicalistes».

Rassemblements solidaires

«Avec les gouvernements de droite, on assiste à un recul 
sans précédent de la considération pour la négociation 
et l’action syndicale. Si on continue à criminaliser ainsi l’action syndicale, quel choix donnera-t-on aux salariés entre l’immobilité et la radicalité ?» s’interroge Philippe Galano. Il justifie 
son refus de se soumettre au prélèvement ADN par 
«le besoin de mettre ce débat sur la table». La CGT appelle 
à des rassemblements de solidarité aux deux militants qui ont refusé le fichage génétique : Philippe Galano, le 17mars, à 12heures, devant le palais des congrès à Perpignan, et Xavier Mathieu, le 3 mai, à 8 h 30, devant le tribunal de Compiègne.

Olivier Mayer

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Syndicalisme

http://www.humanite.fr/01_03_2011-fichier-adn%E2%80%89-le-syndicalisme-consid%C3%A9r%C3%A9-comme-un-crime-466319 le 2 Mars 2011

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Le militant, ce sale type en puissance

lundi 14 mars 2011 http://www.pcf-ardeche.fr/spip.php?article464

le refus du fichage génétique est aussi considéré comme un délit…

Les cas de syndicalistes convoqués devant les tribunaux à la suite d’actions contre les fermetures d’usine, les délocalisations et les plans de licenciements massifs sont de plus en plus nombreux.

Les interventions policières dans le cadre du mouvement social de l’année dernière contre la réforme des retraites ont aussi grossi le nombre de militants traînés devant les tribunaux. « Il y a eu une multiplication des gardes à vue, des contrôles d’identité, etc., constate Ghislaine Hoareau, conseillère confédérale au service juridique de la CGT.

C’est une entreprise d’intimidation, souvent disproportionnée car la qualification des faits est aberrante. »

Auteur d’une proposition de loi visant à interdire le fichage génétique des militants syndicaux, le député communiste Pierre Gosnat constate que « la crise économique et ses conséquences sociales dramatiques ont eu pour conséquence une radicalisation des revendications des salariés.

Dans la situation actuelle, bon nombre de syndicalistes vont donc se retrouver fichés à l’égal de criminels ». Le député ajoute qu’1,2 million de personnes étaient recensées dans le Fnaeg au 1er janvier 2010, et qu’il n’y a pas moins de 30 000 inscriptions mensuelles.

Surtout, « au vu des enjeux, le refus de se soumettre à un test ADN est un geste militant. Le nombre de refus avoisinerait les 10 % », estime aussi Pierre Gosnat. Les organisations syndicales, en particulier la CGT, voient ainsi arriver avec inquiétude les premiers dossiers de syndicalistes rejetant le fichage génétique.

« Les syndicalistes sont en première ligne des actions. Les pouvoirs publics ne s’y trompent pas et tentent, à travers eux, de briser toute résistance », estime la CGT, qui dénonce « les dangers de cette dérive sécuritaire permettant le fichage de militants politiques, associatifs et syndicaux, de même que des personnes simple¬ment soupçonnées de délit ».

Philippe Galano n’est donc pas seul. Figure emblématique de la lutte des « Conti », Xavier Mathieu, délégué syndical CGT à l’usine Continental de Clairoix, fait ainsi partie de ceux qui refusent le fichage génétique. Il est convoqué le 3 mai devant le tribunal de Compiègne, après une condamnation de la cour d’appel d’Amiens en février 2010. « Nous n’avons que deux dossiers pour lesquels on demande la relaxe, explique Ghislaine Hoareau. Pour l’instant, on ne connaît pas tous les cas en France. Et on ne sait pas encore comment les juges vont trancher… »

Contraint de répondre à la campagne de refus du fichage génétique, le ministre de la Justice, Michel Mercier, a exclu la révision de la loi de 2003, « qui créerait une immunité pour toutes les infractions commises dans le cadre de l’action syndicale ». Le ministre « oublie cependant de mentionner que les seuls actes non inclus dans le champ du Fichier national automatisé des empreintes génétiques sont les crimes et délits financiers. Pas de fichage génétique pour les criminels en col blanc ! », rétorque Pierre Gosnat.

En l’état, le choix sécuritaire du gouvernement a donc créé une justice à deux vitesses :un syndicaliste défendant ses droits ou s’opposant à la casse de son entreprise est jugé plus dangereux qu’un trader détournant des millions.

Indigné, Philippe Galano estime « nécessaire de montrer ce qui se passe réellement en France et les dangers qui guettent l’ensemble de la population dans les dérives sécuritaires et autoritaires de ce gouvernement ». Il risque gros : une nouvelle condamnation le pousserait vers la prison.

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Le nombre de personnes aujourd’hui fichées génétiquement dans notre pays, avoisine le million et demi. C’est le résultat d’un élargissement considérable, depuis 2003, du champ des infractions pour lesquelles un prélèvement biologique est possible. A l’origine, ce fichage était destiné à permettre le suivi en particulier d’auteurs d’actes de terrorisme et de crimes sexuels. Aujourd’hui, nombre de militants syndicaux et associatifs se trouvent soumis à un prélèvement ADN et fichés à l’égal de criminels.

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http://www.20minutes.fr/ledirect/678893/politique-le-pcf-veut-faire-interdire-fichage-genetique-militants-syndicaux

Le PCF veut faire interdire le fichage génétique des militants syndicaux

Mis à jour le 01.03.11 à 15h37

Le député PCF Pierre Gosnat a déposé une proposition de loi visant à interdire le fichage génétique des militants syndicaux qui ont eu des démêlés avec la justice, pour que ceux-ci ne soient pas «traités à l’égal des criminels et des terroristes».

«Avec le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg), les syndicalistes sont traités à l’égal de criminels et de terroristes», a dénoncé Pierre Gosnat ce mardi lors d’une conférence de presse. Se tenait à ses côtés un syndicaliste CGT, Philippe Galano (Autoroutes du Sud de la France) qui comparaîtra le 17 mars pour avoir refusé un prélèvement d’ADN.

Il encourt un an de prison et 15.000 euros d’amende.

«On est dans la société de la peur»

Pierre Gosnat a dénoncé l’extension du Fnaeg, notamment par la loi de sécurité intérieure de 2003, «aux délits tels que les biens et les dégradations». Près de 1,2 million de profils étaient recensés dans le Fnaeg fin 2009, selon lui.

Philippe Galano, l’un des quatre salariés de la société des Autoroutes du Sud de la France (ASF) des Pyrénées-Orientales licenciés en 2003, avait été condamné à 3 mois de prison avec sursis pour «séquestration» après avoir occupé les locaux de l’entreprise. «J’ai été convoqué trois fois de suite en 2010 par la gendarmerie pour le prélèvement d’ADN, que j’ai refusé», a-t-il raconté.

«On est dans la société de la peur. On essaie de faire peur à ceux qui sont militants et qui essaient de mettre en cause le gouvernement en place», a dénoncé Jean-Claude Vitran, membre du bureau de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), aussi présent à la conférence de presse.

Un autre syndicaliste jugé le 3 mai

Un autre syndicaliste, Xavier Mathieu, délégué CGT de l’usine Continental de Clairoix, doit comparaître le 3 mai à Compiègne pour un refus de prélèvement également.

Cette proposition de loi, signée par la vingtaine de députés communistes et apparentés, n’est pas inscrite pour l’instant dans une niche parlementaire réservée au groupe GDR (PCF, PG, Verts). «Elle pourra être réajustée», a aussi précisé Pierre Gosnat, évoquant aussi le cas des militants associatifs.

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Vers une loi interdisant le fichage génétique des militants

Le Point.fr – Publié le 25/03/2011 à 14:26

Le énième faucheur d’OGM sera-t-il condamné pour avoir refusé de donner son ADN à la gendarmerie ?Vers une loi interdisant le fichage génétique des militants

Les faucheurs d’OGM « n’ont pas à être fichés au même titre que n’importe quel délinquant criminel » © Belloumi / PhotoPQR / La Voix du Nord

Par LAURENCE NEUER

Le 11 avril prochain, un membre du groupe local Europe Écologie Les Verts (EELV) d’Albertville comparaîtra devant le tribunal correctionnel pour avoir refusé de donner son ADN à la suite de sa condamnation pour fauchage d’OGM. Il encourt théoriquement un an de prison ou 15 000 euros d’amende. En pratique, les tribunaux font preuve d’indulgence à l’égard des « rebelles anti-ADN » qui comptent aussi des colleurs d’affiches, des militants de la désobéissance civile, des manifestants, des déboulonneurs…

Ces francs-tireurs se défendent d’être des « éco-terroristes » et refusent de figurer dans le même fichier que les criminels récidivistes. Début mars, le député PCF Pierre Gosnat a ainsi déposé une proposition de loi visant à interdire le fichage génétique des militants syndicaux ayant eu des démêlés avec la justice, afin que ceux-ci ne soient pas « traités à l’égal des criminels et des terroristes ».

Le caractère « inapproprié » du fichage de militants

La cour d’appel de Montpellier fut la première juridiction de niveau supérieur à avoir relaxé trois faucheurs volontaires, décision confirmée par la Cour de cassation en mai 2009. « Ce qui est intéressant dans cette décision, c’est qu’elle se base sur le caractère excessif et inapproprié du fichage de militants qui agissent à visage découvert et qui revendiquent leurs actes, ces personnes n’ont pas à être fichés au même titre que n’importe quel délinquant criminel », explique Nicolas Gallon, l’un des principaux avocats menant ce combat aux côtés des militants. « En tout état de cause, depuis une loi de juin 2008, le délit de fauchage volontaire ne fait plus partie de la liste des infractions autorisant les prélèvements en vue du fichage dans le FNAEG ».

Mais les faucheurs d’OGM ne sont pas les seuls à se rebeller contre le système. Le 12 janvier 2011, le déboulonneur de publicité François Vaillant a été condamné à un euro d’amende pour avoir refusé de donner son ADN à la police. Il avait été condamné en première instance à 300 euros d’amende. « Le signal est fort : on condamne sur le principe, mais on ne prononce aucune peine », se satisfait Nicolas Gallon.

Fichiers étendus à la quasi-totalité des crimes et délits

Lorsqu’il a été créé, en 1998, à la suite de l’affaire Guy Georges, le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) recensait les ADN des personnes condamnées pour des infractions sexuelles. Il se bornait à enregistrer les violeurs afin de les identifier en cas de récidive. En 2001, le FNAEG a été étendu aux crimes. Il stocke également les traces biologiques de personnes non identifiées recueillies sur les lieux d’un crime. Ces traces sont ensuite confrontées avec les empreintes stockées.

Puis, la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003 a encore étendu la vocation du fichier à la quasi-totalité des crimes et délits : vol, trafic de stupéfiants, violences volontaires, escroquerie, dégradations, proxénétisme, atteintes sexuelles sur mineurs, fabrication d’explosifs, actes de barbarie, etc.

Près de 1 700 000 profils génétiques

Les personnes dont l’ADN est prélevé ne sont pas seulement les auteurs d’infractions jugés et condamnés, ce sont aussi celles « à l’encontre desquelles il existe des indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu’elles aient commis l’infraction reprochée », autrement dit, les mis en cause ou suspects dans les affaires judiciaires.

Aujourd’hui, la base compte près de 1 700 000 profils génétiques. « En termes d’efficacité, plus la base est importante, plus on arrive à identifier les auteurs d’infractions graves qui s’étaient fait prélever pour de petits délits, note Guillaume Le Magnen, commissaire divisionnaire, chef du service central de l’identité judiciaire. Le parcours de la délinquance commence souvent par des faits mineurs ». Plus de 50 % des rapprochements concernent la délinquance d’appropriation (vols à main armée, vols aggravés…).

Accéder aux données du fichier

Les empreintes des personnes condamnées, décédées ou disparues, ainsi que les traces non identifiées ne peuvent pas être conservées plus de 40 ans. Celles des personnes mises en cause dans une affaire pénale le sont au maximum pendant 25 ans, cette durée devrait être « proportionnelle à la gravité de l’infraction et adaptée à l’âge de l’auteur », a jugé le Conseil constitutionnel dans le cadre d’une QPC.

Toute personne peut accéder à ses données et demander leur effacement en cas d’erreur ou de dépassement du délai légal, la procédure se déroulant sous le contrôle de la Cnil et du procureur de la République. Des formulaires sont disponibles sur le site du ministère de la Justice, rubrique « Services-Formulaires – Pour les particuliers ».

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/laurence-neuer/vers-une-loi-interdisant-le-fichage-genetique-des-militants-25-03-2011-1311374_56.php

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FICHAGE ADN du CATALAN PH. GALANO (17/03/11) refus de prise d’ADN

http://www.toobeziers.com/portail/forum/topic-465-0-0-142+fichage-adn-du-catalan-ph-galano-17-03-11.php

15 jours avant le procès du militant CGT Philippe Galano à Perpignan (17 mars à 14 heures), un député communiste, Pierre Gosnat souhaite relancer le débat sur le fichage génétique des syndicalistes. L’affaire de l’ADN de M. Galano dépasse désormais les limites des Pyrénées-Orientales.

Le mardi 1er Mars s’est tenue à Paris une conférence de presse organisée par le député communiste Pierre Gosnat, en présence de Jean-Claude Vitran, dirigeant de la Ligue des droits de l’Homme, Philippe Galano, militant CGT des Pyrénées-Orientales et Nicolas Garcia, secrétaire départemental du Parti Communiste dans le même territoire. Le thème en était le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). L’un des objectifs était de sensibiliser sur le cas de Philippe Galano, qui devrait refuser de se soumettre aux tests ADN, avant sa prochaine convocation judiciaire.
En effet, ce dernier a été condamné à 3 mois de prison avec sursis et 20.000 euros d’amende pour « séquestration » dans une affaire, remontant à 2003, qui l’oppose à la direction des Autoroutes du sud de la France (ASF). Or, suite à cette condamnation, M. Galano devrait être inscrit au FNAEG, chose qu’il rejette et assimile à la criminalisation du mouvement syndical.

Le mercredi 2 mars 2011, à l’occasion des questions au gouvernement, M. Gosnat, également maire d’Ivry-sur-Seine, a pris la parole à l’Assemblée Nationale, pour questionner le Ministre de la Justice sur l’élargissement du champ de fichage génétique en vigueur depuis 2003. Le parlementaire, qui avait déposé en septembre dernier une proposition de loi afin d’interdire le prélèvement ADN des militants associatifs et syndicaux, en à profité pour rappeler le cas de Philippe Galano. Le Garde des Sceaux, Michel Mercier, n’a pas semblé très compatissant, et a alors rappelé que tous les citoyens étaient égaux devant la loi. Cette réponse ne satisfait pas les partisans de Philippe Galano.

Le jeudi, 3 mars le député a rétorqué au Ministre, par blog interposé: « il oublie cependant de mentionner que les seuls actes non inclus dans le champ du fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), sont les crimes et délits financiers ». Cette affaire reste à suivre, car le procès de Philippe Galano est prévu le 17 mars au Tribunal de Perpignan. L’intéressé, également conseiller municipal de Cabestany, risque de 12 à 24 mois de prison ferme, et jusqu’à 30.000 euros d’amende pour avoir refusé le prélèvement ADN. Ce procès, qui devait se tenir le 29 décembre dernier, avait alors été l’occasion d’un rassemblement de soutiens du syndicaliste. Cette fois, des dirigents parisiens de la CGT devraient faire le déplacement en Pays Catalan.

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18 Décembre 2010 http://www.humanite.fr/17_12_2010-non-je-ne-me-soumettrai-pas-au-test-adn%E2%80%89-460394

Pourquoi les lois dites de sécurité intérieure sont-elles liberticides ?

Non, je ne me soumettrai pas au test ADN !

Par Philippe Gallano, militant CGT, responsable communistedans les Pyrénées-orientales

Le 29 décembre, à 8 h 30 du matin, je serai traduit devant le tribunal correctionnel de Perpignan pour avoir refusé de me soumettre à un prélèvement ADN. Cette situation fait suite à ma condamnation à trois mois de prison avec sursis pour avoir « séquestré » la direction générale des Autoroutes du Sud de la France, le 3 juin 2003, à Narbonne. Une action qui faisait suite au licenciement de quatre syndicalistes dont je faisais partie pour avoir « organisé » une manifestation piétonne sur l’emprise autoroutière à la hauteur de Perpignan-Nord. Nous étions alors en grève reconductible contre le projet Fillon sur les retraites. La CGT ASF (Autoroutes du Sud de la France) luttait en même temps contre la privatisation du secteur autoroutier.

Cette condamnation lourde de conséquences vise l’action syndicale des femmes et des hommes dans les luttes sociales et dans les entreprises. Elle remet en cause leur indépendance, le fondement même de l’engagement de chacun. En les stigmatisant comme des délinquants dans l’exercice de leur responsabilité, elle marque au fer rouge les syndicalistes. En les privant de leur liberté d’action dans de lourdes condamnations, c’est l’ensemble des salariés et du mouvement social que l’on vise. C’est une attaque d’une gravité extrême contre des droits et des libertés individuels.

Alors qu’il était ministre de l’Intérieur, en 2005, Nicolas Sarkozy a élargi l’obligation du test ADN à presque toutes les infractions, y compris aux gardes à vue. Sous l’appellation « lois de sécurité intérieure », ce n’est rien d’autre qu’un prétexte pour atteindre les mobilisations sociales et tous ceux qui résistent à sa politique. Une loi indigne qui stigmatise les syndicalistes comme des criminels en puissance. Un amalgame dangereux et intolérable pour quiconque s’engage dans une responsabilité syndicale. Maintenu pendant sept ans en procédure correctionnelle, ayant perdu mon emploi et par conséquent mes responsabilités nationales à la fédération CGT des transports, bien qu’affecté personnellement par cet acharnement, c’est au titre de mes engagements syndicaux et politiques que je me retrouverai devant des juges le 29 décembre prochain. C’est à ce titre que je crois juste de refuser de me soumettre à ce prélèvement ADN, cela quelles qu’en soient les conséquences.

Philippe Gallano

le 21 Mars 2011  Fichage ADN en procès Le tribunal de Perpignan a requis une amende à l’encontre de Philippe Galano, militant CGT, qui a refusé un prélèvement ADN. 

http://www.humanite.fr/21_03_2011-fichage-adn-en-proc%C3%A8s-467945

Perpignan, correspondance. Philippe Galano a de bonnes chances d’éviter la prison. Jeudi au tribunal de Perpignan, le procureur Albouy a requis une amende de 3 000 euros, dont la moitié avec sursis, mais pas la détention. L’ancien délégué CGT des Autoroutes du Sud de la France (ASF) comparaissait pour avoir refusé un prélèvement ADN. L’affaire remonte au 3 juin 2003 : les salariés en lutte contre la privatisation des ASF envahissent les bureaux de la direction. En 2009 Philippe Galano est condamné pour séquestration à trois mois de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende. Ce qui signifie aussi un prélèvement ADN qu’il refuse : « Le 3 juin 2003, j’étais dans mon rôle de délégué syndical. Pourquoi faudrait-il qu’un syndicaliste se trouve sur un fichier ADN ? »

Pour le procureur, Philippe Galano n’est pas au-dessus de la loi. L’avocate du syndicaliste, Me Sarfati, rétorque : « En refusant un prélèvement ADN, Philippe Galano n’exprime pas une opinion mais une liberté syndicale reconnue par la Constitution. Ficher les syndicalistes, c’est inacceptable en démocratie. » Une importante mobilisation pour les libertés syndicales a vu le jour autour de Philippe Galano. Jeudi, une manifestation regroupant syndicats et partis de gauche l’accompagnait jusqu’au tribunal. Le jugement sera rendu le 6 avril. « On a tout intérêt à porter cette affaire au plus haut niveau pour qu’aucun syndicaliste ne puisse être inquiété », estime à la sortie du tribunal le militant syndicat, qui demande la relaxe.

Bruno Vincens

Pétition pour la relaxe de Xavier Mathieu

Le 3 mai 2011, une nouvelle fois Xavier Mathieu, un des porte-parole des travailleurs de Continental
Clairoix en lutte contre leurs licenciements, est convoqué devant le tribunal correctionnel
de Compiègne. Cette fois c’est pour avoir refusé de se soumettre au relevé de son empreinte ADN, http://www.mesopinions.com/petition-pour-la-relaxe-de-xavier-mathieu-petition-petitions-4bd70fe8a599a35d4dba90d91287e6a7.html

– L’action syndicale et associative n’est pas un délit !

Yves Meunier (militant écologiste, membre de l’afps Albertville) est convoqué au Tribunal Correctionnel d’Albertville http://www.afps-albertville.fr/2011/03/30/laction-syndicale-et-associative-nest-pas-un-delit/

le lundi 11 avril 20011 à  14h

pour « avoir refusé de se soumettre » au prélèvement d’ADN

Image militant ce sale type – POLITIS : http://www.afps-albertville.fr/wp-content/uploads/2011/03/Politis-page-1-1600×1200.jpg

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