Burkina Faso: Les mutins exigent la démission du Président Compaoré « avant 18 heures » Le maire de Ouaga tué, le domicile du chef de l’armée saccagé

Burkina Faso: Les mutins exigent la démission du Président Compaoré « avant 18 heures »

directscoop

OUAGADOUGOU – Un ultimatum donné par des militaires mercredi a sommé le Président Blaise Compaoré de démissionner avant 18 heures, a-t-on appris d’une source militaire.

Mercredi matin, des tirs ont été entendus autour de la caserne Lamizana à Ouagadougou.

Selon notre source, un groupe de soldats en colère ont envahi les rues de Ouagadougou refusant tout dialogue avec la hiérarchie militaire  qui a essayé de les calmer à l’intérieur de la caserne.

» Les soldats ne voulaient rien entendre,  ils étaient déchaînés devant la tentative de médiation de leurs supérieurs, ils sont sortis tôt le matin des casernes. C’était vers une heure du matin », a déclaré au téléphone  à DirectScoop un habitant .

Le maire de la ville de Ouagadougou, Simon Compaoré, aurait été tué mardi par des militaires à Ouagadougou.  « Les militaires ont tabassé le maire avant de le brûler , il était déjà agonisant », attestent plusieurs sources. L’information n’a toutefois pas été confirmée de source officielle. Le domicile du Chef d’Etat major de  l’armée, aurait été saccagé par des militaires en colère.

A Gaoua, le chef-lieu de la région du sud-ouest du pays, situé vers le Ghana. Les soldats du 22ème Régiment d’Infanterie Commando de la ville sont sortis dès mardi soir du camp, ils ont également effectué des tirs en ville.

Des militaires en colère avaient tiré mardi une roquette sur le palais de justice de la ville de Fada N’Gourma, dans l’est du Burkina Faso, après avoir libéré lundi un soldat emprisonné pour viol.

La tension était restée vive à Fada N’Gourma mardi 29 mars. Les boutiques, les banques, les stations service étaient fermées et des tirs se sont fait entendre.

Selon plusieurs sources concordantes, des pick-ups du régiment de la sécurité présidentielle avaient quitté Ouagadougou lundi soir en direction de Fada N’Gourma où ils ont pris position autour de la ville.

Pour manifester leur mécontentement, des militaires s’étaient appropriés un dépôt d’armes au Camp Sangoulé Lamizana à Gounghin qui abrite également les locaux de la Justice militaire ou le procès a eu lieu et où certains de leurs camarades étaient détenus.

http://directscoop.net/2011/03/30/burkina-faso-les-mutins-exigent-la-demission-du-president-compaore-avant-18-heures/

Le maire de Ouaga tué, le domicile du chef de l’armée saccagé

OUAGADOUGOU – Le maire de la ville de Ouagadougou, Simon Compaoré, aurait été tué mardi par des militaires à Ouagadougou, selon plusieurs sources concordantes.

« Les militaires ont tabassé le maire avant de le brûler », rapporte une source jointe par téléphone à Ouagadougou. Une autre source révèle qu’ « il était déjà agonisant ». L’information n’a toutefois pas encore été confirmée de source  officielle. Le domicile du Chef de l’armée, aurait été saccagé par des militaires en colère.

Simon Compaoré, par ailleurs cousin du Président Blaise Compaoré, est accusé d’entretenir une milice parallèlement à l’armée du Burkina. C’est elle qui, aux dires de plusieurs témoignages, serait responsable de la répression des différentes marches des étudiants.

Le Burkina Faso est en proie ces dernières semaines à une mutinerie de soldats suite aux condamnations de certains de leurs camarades accusés d’exactions sur les civiles. Deux mois auparavant, les élèves et étudiants avaient manifesté de façon continu pour réclamer « justice et vérité » au décès de l’élève Justin Zongo dans les locaux de la police de Koudougou.

http://directscoop.net/2011/03/30/burkina-faso-maire-ouaga-tue-domicile-chef-armee-saccage/

SIMON COMPAORE, MAIRE DE OUAGADOUGOU africapresse

thomassankara.net – Le Burkina en ébullition. Chronologie des évènements du 21 au 30 mars

http://www.thomassankara.net/spip.php?article1058

Manifestation des militaires: Simon Compaoré aurait été blessé

MERCREDI, 30 MARS 2011 12:30 LA RÉDACTION

Comme une traînée de poudre, la rumeur s’est répandue à Ouagadougou: le domicile de Simon Compaoré, le maire de la capitale du Burkina, a été attaqué par des militaires dans la nuit du 29 au 30 mars 2011. Le maire a été blessé.

Au 1393, Rue du pasteur Sana Kaboré où se trouve le domicile du maire de la commune de Ouagadougou Simon Compaoré, les curieux affluent. Des barrières et un dispositif de sécurité empêchent la foule de passer. A notre arrivée, nous croisons le ministre Salifou Sawadogo de l’Environnement et du Développement durable quittant les lieux, mine fermée, accompagné de Casimir Marin Ilboudo, le maire de l’arrondissement de Baskuy. «La famille a demandé de ne laisser personne entrer», nous répond l’un des éléments de la sécurité, posté sur les lieux.

Les portes de la villa sont fermées, mais sur les murs et les vitres, les impacts des balles sont visibles. «La maison a été visitée. On a eu vraiment de la chance, sinon la situation aurait pu être plus catastrophique», nous confie un homme que nous avons abordé, qui était visiblement au parfum des choses, mais qui ne voulait pas en dire plus. Devant notre instance, il nous assure «qu’il (le maire, NDLR) se tordait de douleur» et que «ça va». Le maire a-t-il été blessé par balles et hospitalisé comme l’affirme la rumeur en ville? «J’ai appris au départ qu’il était à l’infirmerie de la présidence, mais actuellement, je ne sais pas où il est. Mais je peux vous dire que c’est comme ce que vous avez appris en ville», rétorque l’homme, avant de mettre fin à l’entretien.
Une officier de l’armée, contacté par Fasozine.com, a confirmé l’autre rumeur selon laquelle le domicile du chef d’Etat major général des armées, le général Dominique Djendéré, a également reçu la visite des militaires en colère qui l’on pillé et incendié.

En rappel, dans la nuit du 22 à 23 mars 2011 à Ouagadougou, des militaires ont manifesté à Ouagadougou pour exiger la libération de cinq des leurs condamnés par la justice dans une affaire de mœurs. Suite à leur manifestation -au cours de laquelle les soldats ont tiré des coups de feu en l’air-, ils ont obtenu gain de cause. Emboîtant le pas à leurs frères d’armes de Ouagadougou, les militaires de Fada N’gourma ont également libéré un de leurs collègues condamné pour viol. Dans la nuit du 29 au 30 mars, d’autres manifestations similaires ont eu lieu à Gaoua dans le sud est du Burkina Faso, et a Ouagadougou, où les militaires ont encore tiré des coups de feu en l’air.

http://www.fasozine.com/index.php/societe/societe/5793-manifestation-des-militaires-simon-compaore-blesse

Burkina: un responsable du parti présidentiel blessé par des militaires

OUAGADOUGOU – Le maire de Ouagadougou et numéro 3 du parti présidentiel du Burkina, Simon Compaoré, a été blessé dans la nuit de mardi à mercredi, dans la capitale burkinabè, par des militaires mécontents, a-t-on appris auprès de son entourage.

« Le domicile du maire est complètement saccagé, il a été blessé. Il est en train de faire des examens dans une clinique », a indiqué à l’AFP un membre de son entourage.

Selon la même source, les auteurs de l’agression sont des militaires mécontents qui sont sortis dans la nuit du camp Sangoulé Lamizana de Ouagadougou, situé dans le quartier Goughin, à l’est de la capitale.

Ils ont tiré en l’air et saccagé le domicile du maire, également secrétaire général du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, au pouvoir). Un journaliste de l’AFP a constaté mercredi matin des impacts de balles sur la façade de la maison.

Le domicile du chef d’état-major des forces armées Dominique Djindjéré a été également été la cible des militaires en colère, a constaté l’AFP.

Les raisons de ce mouvement d’humeur au sein de certains militaires, à Ouagadougou, n’étaient pas immédiatement connues.

(©AFP / 30 mars 2011 14h58)

Au Burkina Faso, nouveaux tirs dans une caserne à Ouagadougou

La grogne de certains militaires continuait de s’exprimer mercredi 30 mars 2011, au sein de l’armée du Burkina Faso. Alors que le calme semblait revenu mardi soir dans les casernes après la fin de la mutinerie de Fada N’Gourma, dans la nuit des tirs ont été entendus autour de la caserne Lamizana de Ouagadougou.

On croyait le calme revenu dans les casernes, après la fin de la mutinerie de Fada N’Gourma mardi soir, mais dans la nuit, des tirs ont été entendus autour de la caserne Lamizana à Ouagadougou. 

Ce matin, les tirs ont continué. Tout a commencé tard dans la nuit, vers minuit précisément, dans le camp Lamizana, situé dans le quartier Gounghin. Un groupe de soldats se sont encore mutinés, exactement comme la semaine dernière. La hiérarchie militaire a essayé de les calmer à l’intérieur de la caserne, mais visiblement sans succès, puisque les soldats sont quand même sortis du camp. C’était vers une heure du matin, et depuis lors ils ont effectué des tirs tout le reste de la nuit.

Il est encore tôt pour savoir quels dégâts il y a eu, mais des témoignages indiquent déjà qu’il y a eu des pillages, comme la semaine dernière aussi.

Et parallèlement, à Ouagadougou, il y a eu Gaoua, le chef-lieu de la région du sud-ouest du pays, situé vers le Ghana. Les soldats du 22ème Régiment d’Infanterie Commando de la ville sont sortis dès hier soir du camp, ils ont également effectué des tirs en ville.

Négociations avec une délégation de l’état-major

On ne savait pas mercredi matin si ces incidents sont liés à la mutinerie de Fada N’Gourma, mais hier soir on avait annoncé la fin de cette mutinerie. Sur place à Fada en tout cas, ce que l’on sait c’est que les choses étaient rentrées dans l’ordre en fin d’après-midi. Les soldats mutinés avaient accepté de déposer les armes, et après des négociations avec une délégation de l’état-major venue de Ouagadougou, ils ont également accepté de rejoindre les camps, les deux camps de la ville : le Régiment Blindé et le 32ème Régiment d’Infanterie Commando.

Selon des sources militaires et des témoignages recueillis sur place, des gendarmes patrouillaient en ville, en tout cas en début de soirée, et avaient ordre de mettre la main sur tout soldat qui sortirait des casernes. Les armes déposées par les soldats, elles, avaient été acheminées directement par hélicoptère vers Ouagadougou.

Burkina-Faso: Des militaires tirent à balle réelle pendant des heures dans deux villes

Par Ariane Nkoma – 30/03/2011 http://www.journalducameroun.com/article.php?aid=8493

Ils exprimaient ainsi leur mécontentement vis-à-vis de leur chef de corps

Les militaires burkinabè sont mécontents. Moins d’une semaine après les incidents survenus à Ouagadougou, ils ont laissé éclater leur colère à Fada N’Gourma dans l’est du Burkina le lundi 28 mars 2011. Des soldats ont tiré en l’air et bloqué avec des chars l’entrée ouest de la ville. Située à 220 km à l’est de la capitale Ouagadougou, a déclaré une source proche du gouvernorat de la région de l’Est. Ils sont ensuite sortis en direction de Koupéla (45 km au nord de Fada), arrêtant sur leur chemin des camions citernes pour se ravitailler en essence, avant de continuer vers Tenkodogo (78 km au nord de Fada), a-t-il ajouté. A Koupéla, un journaliste a expliqué que sa voiture avait été réquisitionnée par les soldats, qui ont tiré en l’air en ville. « Il y avait une dizaine de pick-up. Ils sont armés de lance-roquettes, de kalachnikov», a-t-il détaillé. A Tenkodogo, les soldats ont tiré en l’air en allant vers le camp militaire, a rapporté un habitant. Sur place, ils ont été rejoints par une cinquantaine de soldats, ils ont tiré en l’air, avant que ceux venus de Fada ne repartent dans leur ville, a indiqué un autre. Les militaires du 32e régiment d’infanterie commando (RIC) de Fada N’Gourma avaient dans la matinée du lundi 28 mars libéré un des leurs, emprisonné pour le viol d’une fillette, après avoir semé la panique en tirant en l’air dans les rues. Cet incident survient après une grogne, dans la nuit du 22 au 23 mars à Ouagadougou, de militaires qui étaient sortis de deux casernes, avaient tiré en l’air dans les rues et pillé des boutiques après la condamnation de cinq des leurs dans une affaire de mœurs toujours.

© Radiookapi.net
Image d’illustration

Comme signe de leur mécontentement, ils ont à l’occasion, porté à l’envers leur béret. En conséquence, la reprise annoncée des cours n’a pas eu lieu, les commerces et autres échoppes, n’avaient certes pas été vandalisés, mais étaient pour la plupart restés fermés toute la journée. D’abord, de 8h à 9h30, les militaires ont envahi la ville tirant en l’air et semant la panique. Puis, ils ont observé une pause. Alors qu’on croyait l’orage passé, ils sont ressortis du camp, encore mieux armés. C’est ainsi qu’à 11h, ils ont fait irruption à la Radio Fada FM, obligeant les agents à ouvrir la station qui était fermée. Ils ont tenu à délivrer un message oral, qui a duré une minute environ. Leur porte-parole, un « Colonel Zoungrana », a posé deux exigences : La délocalisation du régiment à Ouagadougou et le départ du chef de corps. Ce dernier est déclaré indésirable par ses éléments. Les militaires ont même lancé un ultimatum de 48h, à partir de lundi 28 mars 11h, pour la satisfaction de leurs revendications. Pendant toute la journée de lundi, Fada était comme en état de siège.

La réaction du ministère de la Défense ne s’est pas fait attendre. « Au cours de la journée du lundi 28 mars 2011, un groupe d’une cinquantaine de militaires de la garnison de Fada N’Gourma a pris les armes et libéré un de leurs camarades régulièrement détenu à la maison d’arrêt et de correction de Fada depuis le 17 février 2011. À cette occasion, les mutins ont effectué des tirs intempestifs dans la ville et ses environnants et perpétré les mêmes actes à Tenkodogo et Koupèla. Le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants présente ses regrets aux populations ainsi qu’aux administrations publiques et privées des localités concernées et s’engage à prendre toutes les dispositions pour mettre fin à ces agissements répréhensibles ». En attendant, la psychose s’est installée chez les populations.

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Un commentaire pour Burkina Faso: Les mutins exigent la démission du Président Compaoré « avant 18 heures » Le maire de Ouaga tué, le domicile du chef de l’armée saccagé

  1. Beau blog; des articles intéressants et complets félicitation ! Je ne vous connaissez pas mais je reviendrez vous voir, continuez !
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    Merci.

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