Radioactivité :Black-out international – Les chiffres relatifs à la contamination de l’air existent mais ils sont confisqués par les Etats !

http://actualutte.info/?p=3193

Radioactivité : la France ne dit pas tout

La transparence affichée par les autorités françaises sur le niveau de radioactivité suite à la catastrophe de Fukushima Daiichi est-elle réelle ? Plutôt mesurée depuis le début de cette crise, la Commission indépendante sur la radioactivité hausse le ton et demande à la France de rendre publics tous les résultats d’analyse du réseau international du CTBTO.

Alors que les masses d’air contaminé ont été détectées en Islande, en Suède, en Finlande et en Allemagne, la Criirad dénonce « les dissimulations » du Département de l’Energie des Etats-Unis. La commission réitère son appel à se mobiliser afin sur tous les résultats d’analyse du réseau du CTBTO soient rendus publics et dénonce les Etats qui s’y opposent, comme la France.

Black-out international

Les chiffes relatifs à la contamination de l’air existent mais ils sont confisqués par les États ! Communiqué de la CRIIRAD du 23 mars 2011

Pour la Criirad, chaque citoyen doit connaitre l’identité de ceux qui le privent d’informations fiables sur le niveau de radioactivité de l’air qu’il respire. La commission a lancé mercredi un appel international pour que soient rendus publics tous les résultats d’analyse de la radioactivité de l’air. L’appel concernait tout particulièrement les données du réseau international mis en place dans la cadre du Traité d’Interdiction Complète des Essais nucléaires (TICE ou CTBT).

TOUS les chiffres

Ayant en effet mission de détecter toute élévation de la radioactivité de l’air susceptible d’indiquer qu’un essai nucléaire a été effectué en violation du traité, les laboratoires du réseau sont équipés d’instruments de détection très performants et répartis sur l’ensemble de la planète. Chaque Etat a accès aux résultats de l’ensemble du réseau ; les résultats d’analyse lui sont envoyés quotidiennement.

La Criirad ne demande pas la publication de quelques chiffres, dûment sélectionnés par les gouvernements et leurs experts, mais veut tous les chiffres. La commission indépendante affirme que le Département de l’Energie américain a rendu publics des résultats qui ne rendent pas compte de la réalité de la contamination.

L’iode 131 n’est que l’un des nombreux radionucléides présents dans l’air. La commission indépendante basée à Valence souhaiterait par exemple connaître l’évolution de l’activité du xénon 133 enregistrée à 100 mBq/m3 par le Laboratoire National du Pacifique Nord-Ouest, dans l’Etat de Washington, entre le 16 et le 17 mars. Il s’agit d’un gaz rare radioactif, qui est généré par les fissions qui se produisent au sein des réacteurs et qui est nécessairement présent dans les rejets radioactifs de Fukushima Daiichi.

Ainsi, l’évolution de l’activité de l’air en iode dans la région de Sacramento serait préoccupante traduisant une forte hausse de la radioactivité depuis plusieurs jours,  sans que le Département américain de l’Energie ne l’ait mentionné . Les Etats-Unis n’en feraient toujours pas mention dans les informations diffusées auprès du public, malgré des relevés.

Si l’information est confisquée alors que les niveaux de risque radiologique sur les pays occidentaux sont, à ce jour, relativement faibles, que se passera-t-il lorsque les enjeux économiques et sanitaires seront majeurs, s’interroge très justement la Criirad ? Il faut donc obtenir « une transparence totale et permanente » sur les résultats d’analyse du réseau international de contrôle de l’air affirme la commission.

Alors que l’ASN par la voix de son représentant André-Claude Lacoste, reconnaît que la situation au Japon demeure « extrêmement grave », l’appel de la Criirad à la transparence totale de la France vis-à-vis des niveaux de radioactivité est plus que jamais d’actualité.

Pour voir les dernières estimations des retombées nucléaires de Fukushima dans le monde: carte animée qui montre le déploiement sur plusieurs jours.

Radioactivité en France : l’IRSN et la Criirad ne s’accordent pas

La CRIIRAD, organisme indépendant de surveillance nucléaire, émet toutefois des réserves quant aux relevés effectués par l’IRSN. En effet, dans un communiqué, ces spécialistes expliquent que « l’air a été échantillonné à partir d’un filtre à aérosols qui ne permet pas de piéger l’iode présent dans l’air sous forme gazeuse« . Or, cet iode gazeux pourrait selon eux « constituer une part importante, probablement majoritaire, de l’iode radioactif présent« . La CRIIRAD estime alors que des mesures complémentaires sont nécessaires afin de confirmer ou non les niveaux de radioactivité enregistrés en France.

L’iode, arme préventive contre le cancer de la thyroïde en cas d’accident nucléaire

Comment l’iode enraye-t-il la cancérisation ?

Les  tragiques évènements au Japon viennent nous rappeler l’une des principales menaces des fuites radioactives : propager des cancers, notamment  de la thyroïde. Pour contrer ce risque majeur, les populations vivant à proximité des centrales sont appelées à stocker chez elles des pastilles d’iode qu’elles devront consommer dès que le signal leur sera donné. Comment l’iode enraye-t-il la cancérisation ?

Radioactivité : la France ne dit pas tout – l’IRSN et la Criirad ne s’accordent pas

https://fasozinfo.wordpress.com/2011/03/28/radioactivite-la-france-ne-dit-pas-tout-l%E2%80%99irsn-et-la-criirad-ne-s%E2%80%99accordent-pas/

Sources: mediapart, enviro2b, La Maison du Cancer


Publicités
Galerie | Cet article, publié dans Afrique, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s